Blogue de Contacts Monde

mission au Burkina Faso

Un petit compte rendu de la mission au Burkina Faso du 22 novembre au 7 décembre 2009.
Le vol de Montréal à Casablanca fut sans histoire, sans surprise et sans intérêt. Je comprends difficilement ceux qui ne voyagent pas et qui envie ceux qui voyages. Souvent j’entends avant un départ le souhait suivant « Bonnes vacances ». Ces vols sont tous sauf des vacances. Espaces contigües, nourriture infecte et escale souvent prolongé À Casablanca, le vol arrive à 7h00 AM et mon vol pour Ouagadougou démarre vers les 23 heures. Heureusement la Royal Air Maroc met à notre disposition l,Hotel Atlas, à un jet de pierre de l’aéroport et ce sans frais supplémentaire et cela inclus les repas (spartiates mais complet) au buffet.
Après avoir récupéré dans ma chambre avec un somme de 2 heures, un saut à la piscine, un déjeuner et le branchement sur Internet qui me remets à jour (un dimanche – gros stress de se remettre à jour), je retourne à l’aéroport et retrouve mon vol pour Ouaga. On atterrit vers les 3h00 Am. En pleine nuit! La joie pour mon partenaire local (Oumar Ouedraogo) qui vient me chercher pour me conduire à ma résidence. Un palais de 15 chambres dans le cœur de la banlieue de Ouaga 2000. Donc arrivé vers les 5h00 je me précipite au lit pour dormir. Mon hôte me loge cette fois ci dans une suite immense avec une grande chambre et un salon pour recevoir mes invités. Il apprécie que je lui amène du business. J’ai cette fois-ci 2 consultants qui m’accompagnent. Ils sont arrivés quelques heures plus tôt sur Air France. Un arrive de Tunisie (Sadok Bèja) et l’autre de Jordanie (Slim Chaker)
Au réveil, après mon petit déjeuner, Sadok et moi allons acheter quelques mangues et bananes pour la journée qui sert de préparation finale avant les 3 prochains jours où nous devront restituer devant 130 personnes, cadres d’administration ou d’organisation, les aboutissant des nos 8 mois de travaux concernant la Stratégie Nationale de Promotion des Exportation du Burkina Faso et nos proposition de pistes d’amélioration du fonctionnement de l’organisme nationale de promotion des exportations, l’ONAC.
Diner avec Slim, Oumar et ses enfants au restaurant thaï à distance de marche de la résidence. Nuit au sommeil difficile. Le stress est palpable. Je sais que ce type d’exercice nécessite une patience et une écoute approfondi. Tout le monde aura une opinion et ce ne sera pas toujours pertinent. Il faudra rester calme!
Donc, le lundi, rencontre avec le DG de l’ONAC, M. Baily ainsi que la SG du Ministère du Commerce pour faire le point et harmoniser notre discours. Retour à la résidence après un lunch frugal au buffet de l’hôtel La palmeraie. Encore une mauvaise nuit se sommeil. Décalage horaire, stress lié à la restitution. C’est dans ses moments que je me demande pourquoi je ne suis pas fonctionnaire. Je suis à l’opposé de la routine.
Mardi, réveil, petit déjeuner puis les troupes (Oumar, Sadok, Slim et Karl) se dirige vers l’hôtel Splendid pour le début des travaux. Nous sommes installés sur l’étage supérieur dans une grande salle de réunion. Les gens arrivent et j’en reconnais plusieurs. Je me sens comme si nous allions débuter un procès criminel et que je fais partie des accusés…Sourires et plaisanteries. Regards sournois et froncements de sourcils. On ne sait à quoi s’attendre. Nous attendons nos ministres (Commerce et Approvisionnement animal) qui sont un peu en retards. La SG du commerce se joint au groupe ainsi que le DG de l’ONAC. La table est complète. Et voilà le maître de cérémonie puis les discours de chacun. Bla bla, progrès économique, bla bla, l’avenir du Burkina, Bla bal, la vision du ministre. On applaudit on se congratule et on se dirige en pause après avoir scindé le groupe en deux. Un pour la SNPE et l’autre pour l’ONAC. Mon stress est à son comble. J’aimerais être à la maison en train de regarder un DVD de suspense américain. Deux jours de commentaires dont voici les résultats :
Atelier de validation de la Stratégie Nationale des Exportations (SNE) et de Restructuration du Dispositif Institutionnel (RDI)
Résultats du travail du groupe 1
Taille du groupe : 53 personnes, composés d’acteurs étatiques, non étatique et des Organisations professionnelles agricoles
Thème : Stratégie Nationale des Exportations
Termes de référence du travail en groupe :
Une analyse des principales filières d’exportation et un état des lieux des conditions logistiques vous sont proposés, accompagnés d’axes de développement par filière.
? Relever les insuffisances du diagnostic posé en passant en revue les filières d’exportation du Burkina.
? Apprécier les axes de développement de ces filières en fonction des activités de promotion interne et externe que vous jugez nécessaires ;
? Faire les propositions d’amélioration des axes ;
? Apprécier l’approche opérationnelle de promotion des exportations présentées.
Méthodologie
I. Mise en place d’un présidium
• Président : M. Rasmané OUEDRAOGO, du CILLSS
• Rapporteurs
? Charles A. OUEDRAOGO, du MRA
? Gueswindé Paulin ZAMBELOGO, du MCPEA

II. Appropriation des TDR par les membres du Groupe

1. Relever les insuffisances du diagnostic en passant en revue les filières d’exportation retenues

Observations d’ordre général

D’une manière générale, le Groupe a relevé les insuffisances suivantes :

- L’absence de précision sur les critères de choix des filières retenues qui ne représente que 14% des exportations du Burkina ;
- La non pertinence d’une analyse sur le sucre et le riz qui ne sont pas des produits d’exportation pour le Burkina ;
- L’existence de répétitions et d’incohérences dans certaines parties du document ;
- Non prise en compte de la question du développement durable notamment la gestion des ressources naturelles.
Recommandations

- Indiquer les critères de choix des filières.
- Supprimer l’analyse du sucre et du riz du document.
- Les consultants sont invités à résoudre les questions d’incohérence et de répétition qui ressortent du document.
- Intégrer dans le document la mise en place d’un Conseil national pour l’Exportation et d’un guichet unique pour simplifier les procédures.

Filière karité

Des inexactitudes ont été relevées dans la partie traitant de la filière karité imputable au fait que les acteurs de la filière karité n’ont pas été rencontrés au cours de la collecte d’information pour l’étude.

Recommandations

Approcher les acteurs de la Table filière karité afin d’harmoniser les données et s’imprégner des stratégies de développement de la filière existante.
Enlever le karité de l’agroforesterie et l’intégrer dans les oléagineux.
Créer une sous Task force pour le karité.

Produits animaux

- Des notions telles "filière animale" ou "filière de produits animaux" sont incorrectement employées.
- Il ressort dans le document qu’il y a 5 abattoirs frigorifiques mais en réalité, il n’y a en que 3 (Ouagadougou, Bobo et Dédougou).
- Une préoccupation de la filière bétail viande est de savoir comment quitter de l’exportation sur pieds vers l’exportation de viande rouge pourtant la stratégie ne fait pas mention des marchés de viande rouge à conquérir.

Recommandation

Clarifier les notions employées et corriger le nombre d’abattoirs frigorifiques existant.

Filière mangue

Il n’est pas pertinent d’inclure le processus de séchage dans la SNE.

Recommandation

Supprimer la partie concernée dans le document.


2. Apprécier les axes de développement des filières retenues

Le caractère informel dans la gestion des filières a été évoqué dans le document comme une contrainte mais aucune proposition n’a été faite à cet effet. Toutefois, l’étude étant basée sur une approche structurant et non par filière, la question de l’exclusion ne pose pas dans la mesure où les axes de développement des filières retenues constituent en quelque sorte un cadre autour duquel les axes de développement de toutes les autres filières seront bâties. Concernant la filière karité, les consultants sont invités à proposé des axes de développement pour se conformer à ce qui est fait pour les autres filières.


3. Propositions d’amélioration des axes retenus

Les axes de développement des filières prévoient pour le sésame un plan d’actions avec des objectifs précis, mais ce n’est pas le cas pour les autres filières retenues. Il sera donc important d’harmoniser et proposer des plans des actions pour les autres filières.
Par ailleurs, les consultants sont invités à proposer une recommandation concernant les indications géographiques comme piste de réflexion. La question dans sa globalité étant traitée dans le cadre de programmes pilotes.


4. Appréciation de l’approche opérationnelle pour la promotion des exportations

L’approche projet qui a été proposée semble différer des engagements du Burkina Faso avec ses partenaires qui penchent plutôt pour les appuis budgétaires. Les consultants sont donc invités à s’approcher des Ministères compétents (MCPEA et MEF) afin de trouver la meilleure approche qui permettra d’assurer le financement dont le pays a besoin pour mettre en œuvre la Stratégie nationale de promotion des exportations.

La question de la logistique, du transport et des TIC n’a pas été abordée en profondeur et certaines dispositions sont contraires à la politique nationale en la matière. Notamment la proposition de construire des entrepôts aux frontières.

Au regard de l’importance de la question, et de son poids sur les coûts de revient, les consultants ont été invité à s’approcher du Conseil Burkinabé des Chargeurs afin de toiletter et étoffer cette partie du document.

Le CBC apportera sa contribution par écrit pour améliorer la partie logistique et transport de la SNE.

Les entrepôts à la frontière vont à l’encontre de la politique du Burkina Faso en tant que pays enclavé. Donc à supprimer.

Il importe également de préciser la nature de la SNE, sa portée et son lien avec la Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable.

La SNE doit contribuer à résoudre les insuffisances et difficultés actuelles en matière de statistiques, d’informations et de données commerciales.

Les consultants sont invités à se rapprocher du CBC et de la Chambre du Commerce pour toiletter et étoffer la partie transport et logistique.

L’approche projet préconisé dans le document ? Les bailleurs de fonds sont actuellement orientés vers l’approche par appui budgétaire, donc les consultants sont invités à en tenir compte.

Résultats du travail du groupe 2
Mardi 24 novembre 2009, s’est tenu dans la salle de conférence de SPLENDID HOTEL, l’atelier de validation de l’étude d’élaboration de la Stratégie Nationale de Promotion des Exportations (SNE) et de la Restructuration du Dispositif Institutionnel (RDI) de l’Office National du Commerce extérieur (ONAC).
Après la cérémonie d’ouverture et la présentation des rapports par l’équipe de consultants, deux groupes de travail ont été mis en place par le modérateur pour mener des réflexions sur les documents soumis : le premier groupe devant travailler sur le rapport portant sur la Stratégie Nationale de Promotion des Exportations (SNE) et le deuxième groupe sur la Restructuration du Dispositif Institutionnel (RDI) de l’Office National du Commerce Extérieur (ONAC).
Le groupe 2 a mené ses réflexions autour d’un modérateur, le Directeur Général du Commerce, assisté par trois rapporteurs (DEP/MCPEA, ME-BF et FENEB.
La méthodologie de travail adopté par le groupe a consisté à l’examen du document en deux parties :
1) L’examen et l’amendement du diagnostic de l’Office National du Commerce extérieur (ONAC) fait par le consultant ;
2) analyse des trois scénarii proposés à savoir
a) un Office National du Commerce extérieur (ONAC) classique allégé
b) un Office National du Commerce extérieur (ONAC) absorbé par la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (ME-BF) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) ;
c) une intégration de l’Office National du Commerce extérieur (ONAC) à l’Agence de Promotion des Investissements (API).
Concernant le diagnostic l’Office National du Commerce extérieur (ONAC), les participants ont apporté des contributions aux documents que le consultant a jugé importantes et qui seront prises en compte dans le rapport final. Les principaux amendements ont porté sur :
- la synergie entre les trois structures à savoir l’ONAC, la CCI-BF et la ME-BF en page 19 et 20;
- la correction de la page 21 qui précise que toute entreprise industrielle ou de service est membre d’office de la CCI-BF. Dans les faits, pour être membre de la CCI-BF, il faut être inscrit au Registre du Commerce et du Crédit Mobilier. Il y a lieu également de corriger à la même page le nombre des missions de la CCI-BF qui sont au nombre de trois (03) et non quatre comme signalé dans l’étude.
- la correction du paragraphe à la page 22 qui parle de cinq axes dans le cadre du plan d’action stratégique de la CCI-BF. La signalisation de ces axes apparait non pertinent car dépendant des mandats des élus, donc pouvant varier avec ces derniers.
- la correction de l’appellation « Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur (APIE) » en Agence de Promotion des Investissements à la page 51.
Quelques questions d’éclaircissement ont été également posées par les participants. Les principales questions ont concerné la stratégie de financement de l’ONAC, les solutions proposées aux trois problèmes fondamentaux de l’ONAC à savoir la faible implication de l’Etat dans les exportations, les contraintes de gestion de l’ONAC dues à son statut et l’extrême faiblesse des ressources financières mis à sa disposition , la mise en place d’un dispositif pour prendre en compte l’ensemble des trois maillons de la chaine à savoir la production, la transformation et la commercialisation.
A la question des statuts de l’ONAC, le consultant a souligné qu’il n’existe pas de loi permettant de changer le statut de l’ONAC dans le court terme et que cette démarche devrait s’inscrire dans un processus de long terme. Mais il a signalé qu’il existe deux pistes possibles : la première visant à permettre à l’ONAC d’avoir des flexibilités dans le domaine des passations des marchés (travailler en consultation restreinte plutôt qu’en appel d’offres) pour mener son programme d’activités en élevant par exemple les seuils des marchés à passer. Mais le problème fondamental auquel se bute cette piste est la compatibilité de cette mesure avec les textes sur les marchés publics. Cette piste apparait donc difficile à réaliser si les fonds proviennent de l'Etat.
La deuxième piste vise à mettre en place des projets financés par les bailleurs de fonds et qui s’exécuteront selon leurs procédures. Celles-ci étant moins contraignantes, ce qui permettra à l’ONAC de mener à bien ses activités (exemple du FAMEX et du CEPEX en Tunisie).
A la question sur les ressources financières de l’ONAC, les réflexions ont porté sur le prélèvement d’une taxe sur les importations pour soutenir les activités de l’ONAC. L’exemple du Sénégal a été cité en la matière qui est un exemple réussi et qui peut être dupliqué dans le cas du Burkina Faso.
L’exemple de la Tunisie a été également cité mais dans la perspective de mise en place d’un fonds alimenté par une taxe sur les exportations et non sur l’importation. En effet la Tunisie est l’un des trois premiers exportateurs mondiaux d’huile d’olive. Ces exportations se réalisent malheureusement en vrac donc avec une très faible valeur ajoutée. Pour encourager les opérateurs à faire de la mise en bouteille, créer des marques commerciales et des appellations d’origine contrôlée (AOC) la Tunisie a créé un fonds de promotion de l’exportation de l’huile d’olive conditionnée alimenté par une taxe de 0.5% de la valeur des exportations de l’huile d’olive en vrac.
Sur la base de ces deux exemples, les participants ont souligné la nécessité de créer un fonds de soutien aux exportations qui serait financé par une taxe sur l’exportation dont les modalités pratiques de mise en œuvre devront être définies rapidement.

Enfin à la question de l’opportunité de la mise en place d’un dispositif pour prendre en compte l’ensemble des trois maillons à savoir la production, la transformation et la commercialisation, le consultant souligne qu’un tel dispositif s’avérerait non efficace et que ces différents éléments méritent d’être traité séparément. Il prône au contraire une coordination entre les différents maillons qui doivent être développés simultanément.
Par ailleurs le consultant a abondé dans le sens de la réflexion pour la mise en place d’un centre technique de PACKAGING qui sera chargé de fournir de l’assistance technique en matière de production des emballages de qualité et conforme aux normes internationales.
En ce qui concerne les scénarii proposés : à l’issue des débats, l’option du premier scénario « ONAC classique allégé » apparait comme l’option souhaitée. Toutefois l’ONAC classique allégé doit développer des services qui répondent aux besoins des exportateurs et qui peuvent s’ajuster aux mutations sur le marché international. Il pourrait avoir en son sein trois directions que sont : une direction des manifestations commerciales, une direction de la promotion commerciale et une direction de l’information commerciale.
Les participants ont souligné la nécessité que les exportateurs soient fortement représentés dans les organes de gestion de l’ONAC et que toutes les activités d’exportations soient prises en compte. L’ONAC doit être à cet effet un Etablissement Public à caractère professionnel avec des services à valeur ajoutée et doit développer une coordination avec toutes les structures qui interviennent dans le domaine, notamment avec le CBC (pour le volet transport, logistique….). La nouvelle ONAC doit avoir des outils de contrôle administratifs des marchandises qui sortent du territoire et avoir l’information disponible sur ces dernières comme c’est le cas du CEPEX en Tunisie. A cet effet la coopération avec la douane s’avère indispensable.
Il est apparu aussi nécessaire que la structure nationale de normalisation telle FASONORM ait une autonomie par rapport à l’ONAC. A cet effet une étude est en cours en vu de son rapprochement avec l’ABMAQ.
Au terme des discussions, les recommandations suivantes peuvent être formulées :
1) la mise en place d’un ONAC allégé, modernisé, centré sur ses missions premières ;
2) la forte implication des exportateurs dans les organes de gestion de l’ONAC ;
3) la création d’un fonds de soutien aux exportations ;
4) la mise en place d’un groupe de travail chargé d’étudier les questions du statut de l’ONAC dans un délai de 3 mois ;
5) La création d’un groupe de travail et d’un comité de suivi chargé de la mise en œuvre des recommandations des ateliers et du plan d’actions proposé par l’étude ;
6) l’autonomisation et le renforcement de l’organisme national de normalisation.
7) La formalisation d’un partenariat entre les structures comme l’ONAC, le CCI-BF, le ME-BF, le CBC, la CMA-BF, les chambres d’agricultures etc
8) l’accompagnement des acteurs par l’État à travers des missions officielles qui seront dynamisées par les acteurs eux même ;
9) la création d’un projet de développement des exportations à l’instar du FAMEX en Tunisie en partenariat avec les organismes internationaux de développement tel que la Banque Mondiale;
10) l’élaboration de projets de développement par l’ONAC à soumettre aux différentes structures de coopération en vue de les mettre en œuvre selon les meilleurs pratiques internationales.
Ouf, c’est enfin terminé. Nous sommes déjà mercredi. Je n’ai encore pas dormi de la nuit mardi et mes consultants non plus. Nous recevons les applaudissements de l’assemblé, je refais un discours sur notre joie de participer à l’avancement économique d’un si beau pays le Burkina. Retour à la résidence, la piscine est hors d’état. C’est ennuyant, il fait si chaud (38). Mes consultants font la sieste, les bagages et je les ramène à l’aéroport pour un retour chez eux avant la fête de l’Aïd (le Tabaski au Burkina) ou la fête du mouton. Tout le monde achète son mouton et vendredi matin on égorgera les bêtes pour les rôtir puis se délecter de cette viande fraiche.
Jeudi je fais le point, rédige mes rapports et prépare la formation prévu pour la prochaine semaine. Une visite de travail à la Maison de l’entreprise avec madame Félicité. J’en profite aussi pour obtenir LA lettre d’acceptation de notre rapport sur la SNPE m’assurant ainsi d’être payé rapidement. Imaginer partir avec la seule promesse de recevoir cette lettre…Je tente aussi de rejoindre le représentant de la Banque Mondiale et de l’Union Européenne (qui n’a pas manqué l’occasion de venir critiquer le travail des canadiens). Ils sont très occupés et n’ont de temps disponible. Ah bon!
Vendredi le Ministre de l’approvisionnement Animal – Sékou BA – ancien DG de l’ONAC m’invite chez lui pour la Tabaski. Alors que je dois (devais maintenant) aller chez mon partenaire pour la journée. Il comprend qu’il est dans une démocratie et quand le ministre téléphone, il faut lui répondre. Mon hôte traine son blanc chez le ministre de la défense, chez son père, chez l’Ambassadeur du Tchad, le DG de l’UEMOA puis chez le ministre BA. Une assiette de mouton par arrêt. Je sens la laine me pousser sur le dos. À 17 heures je rentre à la résidence, le ventre plein, repus et épuisé de toutes ces salamecs.
Samedi matin j’ai une réunions avec mes formateurs locaux pour la mise en œuvre de notre programme de formation pour le renforcement des entreprises exportatrices du Bukina (PREEB).

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