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Blogue de Contacts Monde

Blog d'information destiné aux étudiants en commerce international,aux enseignants et PME. Il aborde selon des thématiques précises les nombreux aspects (droit, vente, recherche et identification des sources d'information, logistique, financements, web 2.0, sécurité, chaîne de valeur, RH, gestion des opérations)du commerce international.Un contributeur régulier est l'économiste en chef d'Exportation et Développement Canada
par Peter G. Hall,vice-président et économiste en chef EDC

Je l’admets volontiers. La nouvelle date de la semaine dernière, mais elle mérite d’être répétée. Depuis maintenant plusieurs mois, les observateurs de l’économie de tous horizons souhaitent que les exportateurs canadiens prennent les choses en main et stimulent l’activité économique. Après une attente longue et fébrile, il semble bien que ce scénario soit sur le point de se concrétiser. En effet, les exportations affichent une croissance impressionnante depuis des mois. La croissance sera-t-elle cette fois durable ou disparaîtra-t-elle après un bref intervalle?

À vrai dire, la croissance des exportations canadiennes de marchandises n’est pas nouvelle. Au sortir de la crise de 2009, les exportations ont opéré un redressement majeur et inattendu qui s’est accéléré au début de 2011 à un rythme typique des reprises. Mais l’élan s’est brisé vers la fin du deuxième semestre, et il est resté inchangé jusqu’au milieu de 2013 en se maintenant à des niveaux nettement inférieurs au sommet atteint auparavant. Cette évolution renvoie naturellement à la description habituelle de l’économie mondiale : une croissance en berne où toute amélioration est nécessairement lointaine.

Puis, en 2014, les exportations ont renoué avec la croissance. En fait, tout à commencer en décembre dernier. Malgré les conditions météo défavorables ayant sévi aux États-Unis – conditions qui se sont aggravées quand l’hiver s’est installé –, les exportations canadiennes de marchandises ont inscrit des gains plutôt remarquables durant les cinq des sept derniers mois. En fait, l’embellie de sept mois que nous connaissons est une chose rare dans l’ère de l’après-crise, et elle a été brièvement dépassée lors du lancement d’une multitude de programmes de relance à la fin de 2009 et pendant le faux départ de l’activité au milieu de 2011. Le dynamisme actuel a de quoi vraiment inspirer puisqu’il a enfin permis aux exportations de dépasser le pic précédent atteint en 2008. Après une longue attente, ce jalon a été franchi en mai et annoncé la semaine dernière lors de la publication des données du mois de juin.

De toute évidence, les fluctuations des prix ont eu des répercussions considérables sur les données du commerce extérieur du Canada au cours de la dernière décennie. Alors, peut-on attribuer ce récent succès uniquement aux fluctuations des prix ou peut-on l’expliquer par l’action de facteurs plus importants? Eh bien, en supprimant les prix, on obtient essentiellement le même tableau. La dernière envolée de la croissance est spectaculaire lorsqu’elle est corrigée des prix, mais elle l’est tout autant en tenant compte de la fluctuation des prix. Cela est crucial parce que la situation existante représente le mouvement actuel et réel des biens, l’un des éléments déterminants de la création d’emplois et des dépenses d’investissement. Ces volumes avoisinent maintenant le pic d’avril 2007. Voilà un exploit digne de mention.

Mais il y a plus. Il ne s’agit pas d’un regain inégal touchant seulement une ou deux industries, comme on peut s’en rendre compte à la lecture du dernier rapport. Depuis le début de l’année, sept des onze grands groupes d’industries ont connu une croissance soutenue de leurs exportations dépassant de loin la hausse du PIB à l’ensemble de l’économie. En fait, les secteurs de l’alimentation, des biens de consommation, de la foresterie et de l’énergie dégagent tous des gains dans les deux chiffres si l’on examine leur performance depuis le début de l’année, et les exportations de machinerie et d’équipement ne sont pas bien loin derrière. Il en va de même si nous faisons abstraction de la fluctuation des prix – ce qui change résolument la donne.

Parallèlement, les importations révèlent la faiblesse de l’économie intérieure. D’ailleurs, la récente performance des importations paraît dérisoire en comparaison de la baisse accusée par le huard cette année, ce qui a accentué l’atonie de la demande intérieure. Cette conjoncture a eu un effet positif sur la balance commerciale, qui est revenue de façon convaincante en territoire positif pour la première fois en près de trois ans. Si ces chiffres sont matière à inquiétudes, c’est du côté des importations de machinerie et d’équipement qu’il faut regarder. Ces importations devraient être en forte progression, car les exportateurs investissent pour accroître leur capacité industrielle, mais elles se situent à des niveaux inquiétants. Étant donné que le gros de notre équipement industriel prend la direction d’autres marchés, toute faiblesse dans cette catégorie d’importations laisse à penser que les exportateurs pourraient être aux prises avec des contraintes imminentes de capacité, vu le raffermissement continu de la demande en provenance de l’étranger.

Cette éventualité semble de plus en plus probable. L’augmentation récente des exportations est observable au-delà des États-Unis. Le Canada constate que la croissance est au rendez-vous dans d’autres pays de l’OCDE, et qu’elle redémarre même sur les marchés émergents. Si nous avons effectivement raison, et que nous nous trouvons à peine au début du prochain cycle de la croissance mondiale, nous devrions pouvoir poursuivre sur notre lancée, et ce, sur de nombreux marchés. Ainsi, en considérant tous les éléments, un constat s’impose : le déplacement très attendu des sources de la croissance, soit de l’économie intérieure vers les exportations – et sur de multiples fronts –, est bel et bien en cours.

Conclusion? La patience et l’engagement constant des exportateurs à mettre en œuvre le programme commercial mondial du Canada portent ses fruits. La performance du commerce extérieur du Canada s’améliore de façon marquante malgré les vents contraires ayant soufflé en début d’année et les constantes préoccupations au chapitre de la compétitivité. Cette évolution positive permet de croire que l’investissement des entreprises, en mode veille depuis des lunes, pourrait lui aussi connaître un déplacement des sources de sa croissance.


Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef

Les vacances estivales. Voilà le temps de décrocher, recharger ses batteries et reprendre contact avec la famille et les amis, certes, mais aussi de sortir de la routine du travail, d’éteindre votre téléphone intelligent et de contempler des idées plus élevées, orientées vers l’avenir. Voici donc de quoi alimenter votre réflexion lorsque, confortablement installé sur le quai, vous serez occupé à siroter une bonne tasse de café : serait-il possible que la mentalité du court terme, alimentée par l’omniprésence de la technologie, nous perturbe et au bout du compte nous immobilise?

Une minute, me direz-vous, ce n’est pas le genre de réflexion que l’on fait au bord d’un lac! Ça dépend… Il suffit de prendre un peu de recul pour s’apercevoir que nous sommes chaque jour exposés à un déluge d’informations, ce qui était impensable il y a un quart de siècle. Aujourd’hui, grâce à l’informatique, la capacité de traiter des données à augmenter de façon exponentielle. Ces ordinateurs et leurs systèmes peuvent générer des quantités de données que nous estimons devoir assimiler, analyser et utiliser au moment de passer à l’action. Bien sûr, comme nous n’avons pas plus de temps qu’avant, il nous faut gérer ce flux de données le plus rapidement possible étant donné la courte durée de vie de ces données. À cet égard, on peut dire que notre rythme de vie s’est accéléré, créant du coup une tyrannie de l’urgence à laquelle il est difficile – et parfois fatal sur le plan commercial – de résister.

Dans le même temps, ce déluge de données pose un risque majeur, celui de réduire notre perspective. Un énorme flux de données peut créer l’illusion qu’un intervalle de cinq ans est très long, et qu’un intervalle de dix ans est de l’histoire ancienne. Sur le plan technologique, c’est sans doute vrai. Toutefois, considérer comme dépourvue de toute pertinence des années passées parce que nos capacités technologiques étaient à l’époque nettement moins importantes – époque qui nous a apporté de riches enseignements – est le meilleur moyen de faire fi de l’adage voulant que ceux qui oublient les erreurs du passé soient condamnés à les répéter.

Les modèles financiers conçus à la fin du dernier cycle de croissance illustrent sans doute le mieux les inconvénients de la mentalité du court terme. Ces modèles possédaient un niveau de complexité technique tel que la plupart des gens sur la planète ne peuvent toujours pas les comprendre. Pourtant, le calibrage de ces modèles en fonction des conjonctures récentes ont incité certains, et dans des cas très précis, à les utiliser pour formuler des hypothèses au sujet du marché – hypothèses valides dans certaines circonstances – et d’intégrer des mécanismes qui ont fini par miné ces hypothèses de base. De plus, la confiance à l’égard de leur performance a donné lieu à des investissements unilatéraux ou sans couverture. Lorsque la conjoncture a changé, ces nouveaux modèles ont presque provoqué l’effondrement du système financier moderne.

La tentation d’adopter les derniers modèles à la mode n’est pas nouvelle. Or, ce qui est préoccupant, c’est de voir que les données augmentent ce phénomène et contribuent à le répandre. Essentiellement, ces modèles prennent une nouvelle réalité observée et l’extrapolent. Dans les industries exposées à de multiples changements et qui doivent s’adapter rapidement, ils pourraient être nécessaires à la survie des entreprises. Dans une certaine mesure, la vitesse des progrès technologiques a rendu l’utilisation de ces modèles indispensables pour l’ensemble des industries.

Le secteur des prévisions économiques ne fait pas exception. Manifestement, sans les capacités informatiques actuelles et l’accès aux données, cette tâche s’appuierait sur une analyse approximative des faits, des observations anecdotiques et un jugement fortement empreint de subjectivité. Les outils techniques ont accru le niveau de complexité de la science des prévisions économiques et, je l’espère, le degré d’exactitude des prévisions. Malgré tout, le déluge de données au quotidien expose les prévisionnistes aux périls d’une analyse des tendances à court terme. Établir des liens directs à partir des données sans les placer dans un contexte adéquat peut entraîner la formulation de conclusions qui nous amènent à ignorer des tournants décisifs dans l’économie. À l’heure actuelle, bon nombre de prévisionnistes arrivent à la conclusion que la faible croissance des cinq dernières années est tout ce que l’on peut espérer à moyen et à long termes. Leurs conclusions s’appuient sur des motifs sérieux, et peut-être ont-ils raison. Mais si l’histoire est garante de l’avenir, la « normalité » devrait être le théâtre d’une activité beaucoup plus intense que le faible niveau auquel on nous a dit de nous préparer. Il pourrait nous coûter de nous tenir à ces conclusions.

L’idée n’est pas ici d’éviter le déluge d’informations. Les luddites, les opposants actuels au progrès, risquent d’être catapultés au pays de la désuétude. Il s’agit plutôt de jongler avec brio avec les réalités – une perspective qui renvoie aux leçons d’un passé plus lointain tout prenant en compte l’évolution de la conjoncture actuelle. Il y a fort à parier que bon nombre des survivants de la plus importante débâcle financière et économique de la planète depuis la grande dépression aient été ceux qui cultivaient en même temps une perspective à court et à long termes de l’évolution cyclique.

Conclusion? Cet été, prenez quelques moments pour décompresser et tentez de placer les événements qui chamboulent votre quotidien habituel dans le contexte d’un long parcours. Cet exercice pourrait générer des idées stimulantes qui vous prépareront à un meilleur avenir à court et à long termes.


Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

Par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Pour les personnes entrées sur le marché du travail au cours des 5 à 7 dernières années, la « normalité » est empreinte d’une profonde morosité. En effet, durant une bonne part de cet intervalle exceptionnellement long, un ingrédient essentiel de la prospérité économique – la confiance – a brillé par son absence. Au milieu de l’an dernier, elle a fait un retour peu remarqué, mais dans les principales nations de l’OCDE la confiance est revenue dans sa zone historique habituelle et elle continue de se raffermir. Cette évolution est rassurante, mais change-t-elle le dynamisme commercial? Au Canada, favorise-t-elle l’essor des exportateurs et de leurs activités internationales?

Depuis 1999, EDC réalise deux fois l’an une enquête visant à déterminer le niveau de la confiance commerciale, qui sert par la suite à établir l’indice de confiance commerciale. Cet indice couvre une période unique de notre histoire ponctuée par des événements comme les attentats du 11 septembre, l’effondrement du secteur technologique, l’envolée du dollar canadien, l’énorme bulle mondiale caractérisée par cinq années d’activité excessive, la grande récession et les formidables programmes de relance qui l’ont suivi, de même que la longue période d’accalmie d’où nous commençons à peine de sortir.

Alors, les exportateurs croient-ils que cette longue « période d’accalmie » tire à sa fin? Chaque année, au printemps, je fais une tournée pancanadienne. La tournée de 2014 conclue il y a quelques semaines m’a amené dans 19 villes du pays où j’ai rencontré environ 2 300 exportateurs canadiens et les acteurs qui les appuient. Ils m’ont dit qu’ils veulent croire à une accélération de l’activité, et m’ont affirmé que l’état de leur carnet de commandes permet de croire à une reprise du commerce extérieur du Canada.

L’indice de confiance commerciale d’EDC le confirme. Les 750 répondants de notre dernière enquête, effectuée entre le 24 mars et le 4 avril, ont indiqué avoir constaté un rebond de l’économie mondiale et de leurs ventes internationales. Voilà qui est particulièrement encourageant, car l’enquête a été publiée au terme d’un hiver d’une très rare rigueur en Amérique du Nord. De plus, il s’agit de la troisième hausse consécutive de l’indice, et son plus haut niveau durant la période postérieure aux programmes de relance. Ce niveau est également bien supérieur aux résultats habituels constatés lors du boum économique mondial d’avant la crise.

Comment expliquer la récente hausse? Des cinq éléments de l’indice, ce sont les ventes à l’exportation qui affichent le meilleur score. De fait, 61 % des répondants s’attendent à une poussée des ventes à l’exportation au cours des six prochains mois. L’opinion prépondérante pour cet indicateur – soit la différence entre les répondants escomptant une hausse des ventes à l’exportation et ceux escomptant une baisse – a progressé de 9 points de pourcentage pour atteindre les 57 %. De la même façon, les débouchés commerciaux internationaux sont en nette augmentation. Ainsi, l’opinion prépondérante de 29 % de l’enquête de l’automne dernier s’est améliorée pour s’établir à 37 % lors de l’enquête du printemps.

Les répondants entrevoyant une hausse de leurs débouchés internationaux au cours des six prochains mois se montrent plus optimistes à l’égard de la conjoncture mondiale et de la stabilité générale, même si les gains enregistrés restent très minimes. Leur optimisme semble être conforté par le changement de trajectoire du dollar canadien. Lors de l’enquête de l’automne dernier, à peine 9 % des répondants évoquaient le dollar comme étant un facteur majeur, mais ils sont aujourd’hui 37 % à considérer la tenue du huard comme déterminante à l’amélioration des perspectives. Invités à expliquer leur réponse, les répondants ont pour la plupart affirmé qu’un dollar moins élevé les aiderait à doper leurs ventes en abaissant les prix.

Les exportateurs se montrent moins optimistes face à la conjoncture économique intérieure. L’opinion prépondérante pour cet indicateur est la seule en baisse : de fait, elle a légèrement glissé pour se fixer à 13 %. Paradoxalement, les exportateurs font montre d’un plus grand optimisme à l’égard des ventes sur le marché intérieur, où l’opinion prépondérante a grimpé de 9 points de pourcentage pour s’élever à 43 %. Malgré leurs inquiétudes relativement à la faiblesse de l’économie intérieure, les exportateurs continuent de profiter d’une reprise des ventes. Voilà qui est intéressant.

Dans l’ensemble, les exportateurs paraissent s’entendre sur le fait que le moteur de la croissance est en train de changer. Le dynamisme intérieur dont a profité le pays durant la période de croissance irrégulière à l’échelle mondiale fait désormais place à une nouvelle source de croissance, soit une robuste augmentation de l’activité du Canada sur les marchés internationaux. Les indicateurs mondiaux – tout particulièrement ceux des États-Unis et des autres pays de l’OCDE – annoncent d’ailleurs une intensification déjà visible de l’activité mondiale. Il est réconfortant de voir que les exportateurs canadiens – qui contribuent à environ 30 % du PIB du Canada – s’attendaient à un tel scénario, surtout à la lumière de l’activité modérée au cours des dernières années, et de l’hésitation qui semble toujours paralyser la prise de décisions des entreprises partout dans le monde.

Conclusion? La confiance commerciale est à la hausse. Voilà le signe que les exportateurs canadiens sont au fait de l’évolution récente de la demande mondiale. Il reste à espérer que cette perception se traduise maintenant par des actions qui les prépareront à saisir les nouvelles occasions de croissance. Nous pourrions donc bientôt assister à une reprise marquée de l’activité.
Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Pendant un moment, les marchés émergents ont nagé dans les liquidités. Entre 2009 et 2012, soit lors du renforcement de l’assouplissement quantitatif, les pays souverains, les banques et les sociétés des marchés émergents ont emprunté à profusion sur les marchés obligataires internationaux. En conséquence, les économies émergentes se retrouvent aujourd’hui étroitement intégrées aux marchés mondiaux de la dette et, par le fait même, davantage touchées par les actions engagées sur les marchés développés, tout particulièrement le retrait de la politique d’assouplissement quantitatif.

L’augmentation du coût des capitaux et leur disponibilité figurent au nombre des incidences les plus directes avec lesquelles les entités souveraines et les sociétés des marchés émergents doivent composer dans le cadre du retrait de l’assouplissement quantitatif. Selon l’agence de notation Moody’s, les économies émergentes pourraient voir de 2013 à 2016 leur croissance cumulative retranchée d’environ 3 %, un taux qu’il faut doubler pour les marchés développés, sous l’effet des changements observés sur les plans de la disponibilité et du coût des capitaux.

L’accès réduit aux capitaux n’est pas uniquement la conséquence du resserrement des liquidités : il est aussi attribuable à des facteurs économiques et politiques connexes propres à chaque pays. En effet, pour bien des nations, le ralentissement économique ou l’instabilité politique coïncide avec l’avènement d’un contexte mondial difficile de resserrement du crédit. Voilà pourquoi le resserrement du crédit est ressenti à divers degrés selon les pays (un phénomène désigné par le terme « différentiation de marché »). Les marchés émergents en ont ressenti et continueront d’en ressentir plus vivement les effets selon leur niveau de vulnérabilité à la conjoncture extérieure et leur dépendance à des sources de financement à l’étranger. L’accès plus limité aux capitaux sur les marchés émergents en constituera l’une des répercussions les plus percutantes.

À ce titre, les données révèlent que les coûts payés par les emprunteurs souverains sur les marchés émergents ne cessent de grimper. L’indice EMBIG (indice des pays souverains des marchés émergents) de JPM a enregistré une hausse de 46 % des rendements obligataires par rapport à son creux des trois dernières années jusqu’à la fin de février. L’examen respectif de chaque pays révèle de façon probante que ces hausses ne peuvent être entièrement mises au compte de l’assouplissement quantitatif, car certains pays souverains ont profité de fortes appréciations sous l’effet de la dynamique des risques sur le marché intérieur. Par exemple, les rendements des obligations publiques ont bondi de 88 % au Venezuela, de 79 % en Ukraine et de 71 % au Nigéria.

Par ailleurs, l’activité commerciale sur les marchés émergents a été stimulée par les faibles taux d’intérêt et la facilité d’obtenir du financement en dollars américains. Résultat, les sociétés des marchés émergents ont intensifié leurs emprunts libellés en devises fortes, les faisant passer de 164 à 502 milliards de dollars américains de 2009 à 2013. Indéniablement, l’accès à ces liquidités a favorisé la croissance et l’investissement des entreprises. Pourtant, l’ère de l’accès facile à du crédit bon marché tire à sa fin. Quelles en seront les conséquences pour le secteur commercial?

Tout d’abord, cette nouvelle conjoncture ne touchera pas autant le secteur commercial des marchés émergents que les entités souveraines en raison de la qualité et de la résistance du marché obligataire des sociétés sur les marchés émergents, pour l’essentiel constitué d’investissements de première qualité. De fait, l’annonce du retrait progressif de l’AQ en mai 2013 s’est traduite par une hausse des écarts. Pour preuve, l’indice IDBS pour les marchés émergents établi par Crédit suisse atteignait 326 points le 15 mai 2013; cinq semaines plus tard, il culminait à 448 points. Les rendements ont cependant diminué depuis et, en vérité, l’écart obligataire moyen des obligations de société sur les marchés émergents se situe sous la moyenne des 406 points enregistrée ces quatre dernières années, soit globalement la durée de l’application de la politique d’assouplissement quantitatif.

Il y a donc un risque : celui que l’envolée des coûts d’emprunt se répercute négativement sur la position et la notation des obligations d’entreprises sur les marchés émergents. Entre 2014 et 2018, quelque 430 milliards de dollars en titres obligataires libellés en devises fortes arriveront à échéance.

Cette situation pourrait davantage se détériorer si les devises locales continuent leur trajectoire descendante puisque les créances libellées en devises étrangères représentent environ 40 % des créances totales des marchés émergents. Les entreprises dont le bénéfice s’exprime en devises locales, des monnaies ayant accusé une dépréciation de 20 à 30 % il y a moins d’un an, pourraient donc avoir bien du mal à rembourser leurs créances extérieures.

Conclusion? La contradiction du présent cycle semble annoncer un épisode de morosité. Pourtant, cette évolution offre des occasions aux acteurs économiques ayant des liquidités à leur disposition – notamment les institutions canadiennes – la possibilité de combler ce vide et d’embellir ce tableau. Ne perdons pas de vue que la croissance est la cause première de ce problème de liquidités.
Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Pendant un moment, les marchés émergents ont nagé dans les liquidités. Entre 2009 et 2012, soit lors du renforcement de l’assouplissement quantitatif, les pays souverains, les banques et les sociétés des marchés émergents ont emprunté à profusion sur les marchés obligataires internationaux. En conséquence, les économies émergentes se retrouvent aujourd’hui étroitement intégrées aux marchés mondiaux de la dette et, par le fait même, davantage touchées par les actions engagées sur les marchés développés, tout particulièrement le retrait de la politique d’assouplissement quantitatif.

L’augmentation du coût des capitaux et leur disponibilité figurent au nombre des incidences les plus directes avec lesquelles les entités souveraines et les sociétés des marchés émergents doivent composer dans le cadre du retrait de l’assouplissement quantitatif. Selon l’agence de notation Moody’s, les économies émergentes pourraient voir de 2013 à 2016 leur croissance cumulative retranchée d’environ 3 %, un taux qu’il faut doubler pour les marchés développés, sous l’effet des changements observés sur les plans de la disponibilité et du coût des capitaux.

L’accès réduit aux capitaux n’est pas uniquement la conséquence du resserrement des liquidités : il est aussi attribuable à des facteurs économiques et politiques connexes propres à chaque pays. En effet, pour bien des nations, le ralentissement économique ou l’instabilité politique coïncide avec l’avènement d’un contexte mondial difficile de resserrement du crédit. Voilà pourquoi le resserrement du crédit est ressenti à divers degrés selon les pays (un phénomène désigné par le terme « différentiation de marché »). Les marchés émergents en ont ressenti et continueront d’en ressentir plus vivement les effets selon leur niveau de vulnérabilité à la conjoncture extérieure et leur dépendance à des sources de financement à l’étranger. L’accès plus limité aux capitaux sur les marchés émergents en constituera l’une des répercussions les plus percutantes.

À ce titre, les données révèlent que les coûts payés par les emprunteurs souverains sur les marchés émergents ne cessent de grimper. L’indice EMBIG (indice des pays souverains des marchés émergents) de JPM a enregistré une hausse de 46 % des rendements obligataires par rapport à son creux des trois dernières années jusqu’à la fin de février. L’examen respectif de chaque pays révèle de façon probante que ces hausses ne peuvent être entièrement mises au compte de l’assouplissement quantitatif, car certains pays souverains ont profité de fortes appréciations sous l’effet de la dynamique des risques sur le marché intérieur. Par exemple, les rendements des obligations publiques ont bondi de 88 % au Venezuela, de 79 % en Ukraine et de 71 % au Nigéria.

Par ailleurs, l’activité commerciale sur les marchés émergents a été stimulée par les faibles taux d’intérêt et la facilité d’obtenir du financement en dollars américains. Résultat, les sociétés des marchés émergents ont intensifié leurs emprunts libellés en devises fortes, les faisant passer de 164 à 502 milliards de dollars américains de 2009 à 2013. Indéniablement, l’accès à ces liquidités a favorisé la croissance et l’investissement des entreprises. Pourtant, l’ère de l’accès facile à du crédit bon marché tire à sa fin. Quelles en seront les conséquences pour le secteur commercial?

Tout d’abord, cette nouvelle conjoncture ne touchera pas autant le secteur commercial des marchés émergents que les entités souveraines en raison de la qualité et de la résistance du marché obligataire des sociétés sur les marchés émergents, pour l’essentiel constitué d’investissements de première qualité. De fait, l’annonce du retrait progressif de l’AQ en mai 2013 s’est traduite par une hausse des écarts. Pour preuve, l’indice IDBS pour les marchés émergents établi par Crédit suisse atteignait 326 points le 15 mai 2013; cinq semaines plus tard, il culminait à 448 points. Les rendements ont cependant diminué depuis et, en vérité, l’écart obligataire moyen des obligations de société sur les marchés émergents se situe sous la moyenne des 406 points enregistrée ces quatre dernières années, soit globalement la durée de l’application de la politique d’assouplissement quantitatif.

Il y a donc un risque : celui que l’envolée des coûts d’emprunt se répercute négativement sur la position et la notation des obligations d’entreprises sur les marchés émergents. Entre 2014 et 2018, quelque 430 milliards de dollars en titres obligataires libellés en devises fortes arriveront à échéance.

Cette situation pourrait davantage se détériorer si les devises locales continuent leur trajectoire descendante puisque les créances libellées en devises étrangères représentent environ 40 % des créances totales des marchés émergents. Les entreprises dont le bénéfice s’exprime en devises locales, des monnaies ayant accusé une dépréciation de 20 à 30 % il y a moins d’un an, pourraient donc avoir bien du mal à rembourser leurs créances extérieures.

Conclusion? La contradiction du présent cycle semble annoncer un épisode de morosité. Pourtant, cette évolution offre des occasions aux acteurs économiques ayant des liquidités à leur disposition – notamment les institutions canadiennes – la possibilité de combler ce vide et d’embellir ce tableau. Ne perdons pas de vue que la croissance est la cause première de ce problème de liquidités.
Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Accrochez-vous bien. Les marchés des capitaux subissent une transformation inédite dans l’histoire de l’économie mondiale. Depuis près de cinq ans, les places financières internationales sont submergées de liquidités, d’une véritable marée de dollars, mais le vent est en train de tourner. En effet, d’ici la fin de 2014, le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (la Fed) devrait sans doute cesser d’injecter des fonds dans le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif. Dès l’an prochain, la Fed entamerait même un cycle de resserrement de cette politique. Vu l’accélération de l’économie américaine en 2015, la banque centrale n’aura d’autres choix que de relever les taux d’intérêt – et cette mesure aura des conséquences planétaires.

Les États-Unis n’ont pas cavalier seul. La Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont aussi emboîté le pas en gonflant massivement leur bilan, mais elles choisissent aujourd’hui de renoncer à la politique de détente monétaire ou de la maintenir à son niveau actuel. Seule la Banque du Japon devrait augmenter les mesures de relance au cours des prochaines années dans sa quête déterminée à juguler une fois pour toutes la déflation.

Nous découvrons à peine les répercussions de l’injection de billions de dollars dans l’économie, notamment la formation de bulles d’actifs. La suppression de ce pactole de l’économie mondiale pourrait bien s’accompagner de conséquences imprévues, et à vrai dire, nous ignorons quel sera le résultat d’une telle opération.

La politique d’assouplissement quantitatif a joué un rôle absolument vital puisqu’elle est venue à la rescousse d’un système financier en passe de s’effondrer. Pour en assurer le déploiement, les gouvernements des nations les plus riches ont fait montre en 2009 d’une extraordinaire cohésion. Ainsi, les pays du G7 ont convenu de lancer de vastes programmes de relance budgétaire totalisant près de 3 % du PIB alors que les banques centrales abaissaient à l’unisson les taux d’intérêt – véritable démonstration de l’action orchestrée des grandes économies. Face à ce recul d’une ampleur exceptionnelle, les taux d’intérêt sont devenus presque nuls dans un contexte de contraction alarmante du crédit et de progression soutenue du chômage.

Dans un geste sans précédent, la Fed a adopté une posture monétaire étonnante. Devant l’impossibilité de cibler à nouveau des taux d’intérêt déjà quasi nuls, la Fed a annoncé qu’elle injecterait d’immenses liquidités dans le système financier en rachetant un grand nombre d’obligations publiques et d’autres titres de placement bien cotés contre des espèces. Outre son effet stimulant sur la croissance du crédit et son impact réducteur sur les coûts d’emprunt à long terme, cette annonce est venue stabiliser un système bancaire alors submergé de liquidités.

Pourtant, une partie de cet excédent de liquidités a pris la direction d’autres catégories d’actifs comme les titres boursiers, les cours des produits de base, les obligations et les devises des marchés émergents. Il en a résulté un rééquilibrage des portefeuilles, les investisseurs délaissant les bons du Trésor et les obligations à faible rendement pour des catégories d’actifs plus risqués. Dans la foulée de l’ascension des titres boursiers, des cours des produits de base et des devises ainsi que de la chute des primes de risque, nombre d’institutions bancaires et de banques centrales sur les marchés émergents se sont habituées à du crédit bon marché en dollars américains. Cette situation a radicalement changé le 22 mai 2013, soit au moment de l’annonce par la Fed que l’amélioration de la conjoncture économique autoriserait une réduction de ses achats mensuels d’obligations dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler le cycle AQ3 de tels achats. La triste vérité est que le resserrement quantitatif venait à peine de commencer.

Pourquoi la Fed poursuit-elle le resserrement de sa politique monétaire? Tout simplement parce que la croissance est en rapide progression, et que les entreprises tout comme les consommateurs auront besoin de liquidités pour participer au nouveau cycle de croissance. Si les billions de dollars en liquidités détenus par les banques dans leur bilan regagnent l’économie réelle à l’issue d’une poussée du crédit bancaire, l’inflation risque de se mettre de la partie. Or, les banques centrales sont déterminées à éviter ce scénario. Voilà pourquoi elles doivent veiller au retrait ordonné de ces liquidités, au gré de l’amélioration des perspectives économiques. Est-ce que la Fed y parviendra? L’avenir nous le dira. Chose certaine, les marchés prennent déjà en compte les effets attendus d’une telle conjoncture.

Conclusion? Au mépris du danger, nous avançons vers l’inconnu. À bien des égards, nous avons parcouru une bonne partie du chemin – qui devient sans doute de plus en plus familier. À mesure que le marché s’adapte au retrait de l’assouplissement quantitatif, il ne faut pas perdre de vue que la croissance agit comme l’élément déclencheur de ce processus. Il y a donc de fortes chances que l’instabilité sera le « désagrément fâcheux mais nécessaire » du prochain cycle.

Par Peter G. Hall, Vice-président et économiste en chef EDC

Le 10 avril 2014

Tout bien considéré, les chiffres du commerce des marchandises publiés la semaine dernière sont pour le moins impressionnants. La météo difficile a fortement perturbé les indicateurs de janvier et de février, mais le commerce extérieur du Canada jusqu’ici résiste. Devons-nous attribuer cette situation à la chance, à notre capacité à tirer parti du mauvais temps ayant sévi ailleurs dans le monde ou bien à un autre facteur?

Ces trois éléments y sont sans doute pour quelque chose. Prenons la météo, par exemple. Les températures glaciales et les abondantes chutes de neige dans la plupart des États américains du continent ont fait grimper les exportations énergétiques. Résultat, les exportations de gaz naturel ont bondi de 87 % en février par rapport au niveau de l’an dernier. Il en va de même des exportations d’électricité qui ont connu une embellie de 82 %. Malgré les contraintes de transport ayant fait les manchettes, les expéditions de pétrole brut ont progressé de 16 % grâce à une reprise s’étendant sur trois mois. Ces chiffres impressionnants seront probablement aussi changeants que la météo, mais l’activité devrait retrouver un rythme plus normal d’ici la fin de l’année.

La météo exécrable pourrait aussi expliquer certains des gains notables enregistrés dans une catégorie moins connue de produits à l’exportation. En effet, l’an dernier, le Canada a exporté des produits de chauffage, de climatisation et de purification de l’air d’une valeur de plus de 1,3 milliard de dollars. En février, ces exportations affichaient une hausse de 26 % en glissement annuel. Toutefois, contrairement aux exportations énergétiques, cette hausse n’était pas liée aux aléas climatiques puisqu’elle a été constante depuis le début de 2013. En fait, il est plus probable que cette hausse soit attribuable à l’effervescence du marché américain du logement ainsi qu’à la montée récente de l’investissement résidentiel à l’ensemble des États-Unis.
L’intensification de l’activité dans le secteur de la construction résidentielle aux États-Unis est manifestement le principal moteur de l’éclatante performance des exportations canadiennes de bois d’œuvre. Ces derniers temps, la météo capricieuse et les contraintes de transport ont temporairement freiné la croissance; l’activité d’exportation devrait cependant s’accélérer au cours du printemps. La relance du marché américain du logement est sans doute le grand facteur à l’origine de l’augmentation soutenue des exportations de meubles et d’accessoires, qui se sont appréciées de 16 % par rapport à février dernier. Le retour de l’embellie dans le secteur américain du logement devrait se traduire par le maintien d’une belle performance dans les industries connexes au logement.

L’industrie des matériaux d’emballage et des contenants fait rarement, voire jamais, les manchettes. L’économie s’en trouve sans doute pénalisée étant donné que cette industrie pourrait nous donner des renseignements utiles au sujet des cycles de l’économie. Les acteurs économiques ayant tenu compte du repli marqué des exportations dans cette industrie en 2007 auraient pu déceler avec certitude la menace de la récession. Cette performance pourrait nous en dire long sur la dynamique sous-jacente actuelle de l’industrie aux États-Unis. La hausse rapide récemment constatée a entraîné une progression des exportations de matériaux d’emballage de 14 % en rythme annuel, un taux bien supérieur aux gains à un chiffre inscrits dans la période suivant la crise.
D’autres catégories présentent des gains remarquables, mais leur capacité prédictive n’est pas aussi sûre. Par exemple, le secteur canadien de l’aéronautique est réputé pour sa volatilité, une caractéristique qui vaut d’ailleurs pour l’industrie aéronautique mondiale. Il ne se dessine aucune tendance apparente pour les exportations d’avions, mais le sous-secteur des moteurs et des pièces offre un tableau différent. De fait, ce sous-secteur connaît une croissance remarquable et soutenue depuis que les expéditions ont atteint le creux de la vague en 2010. En février, les exportations de ce sous-secteur ont bondi de 21 % par rapport au niveau de l’an dernier, soit au-dessus du taux tendanciel récent. À mesure que l’économie mondiale gagnera en dynamisme cette année et l’an prochain, l’industrie aéronautique canadienne devrait aussi profiter du raffermissement de la demande et d’un dollar canadien moins robuste.

Les produits de la viande comptent également parmi les catégories d’exportations méconnues, mais en vive croissance. Fait à noter, l’an dernier, ce sous-secteur a réalisé des ventes à l’étranger d’une valeur de 5,7 milliards de dollars. Ce sous-secteur affiche en ce moment une progression de 19 % en glissement annuel, et il n’a cessé d’enregistrer une croissance respectable depuis 2011. Si ce sous-secteur est moins un précurseur des cycles à venir, il pourrait bien signaler une nouvelle tendance à long terme. L’augmentation de la richesse dans les diverses économies, et tout particulièrement les économies émergentes, devrait stimuler la demande auprès de l’industrie des viandes transformées. À titre d’exportateur net de qualité supérieure, le Canada devrait profiter de cette envolée de la demande. De plus, les accords commerciaux – comme l’Accord économique et commercial global, l’Accord de libre-échange Canada-Corée et, s’il est ratifié, et le Partenariat transpacifique – promettent d’accroître pendant longtemps les gains potentiels des produits canadiens sur ces marchés. Ainsi, pour de multiples raisons, il faudra suivre la performance de cette catégorie d’exportations.
Conclusion? L’embellie rapide des exportations dans ces secteurs méconnus est sans doute révélatrice de l’évolution de la demande mondiale à court et à long termes.

Ces rapports, qui compilent des renseignements publics, ne visent pas à fournir des conseils précis et les lecteurs ne doivent pas les considérer comme une source sûre. Aucune mesure ou décision ne doit être prise sans la tenue de recherches indépendantes et l'obtention de conseils professionnels. Bien qu'EDC fasse des efforts raisonnables pour s'assurer que les renseignements contenus dans ces rapports sont exacts au moment où ils sont versés sur son site Web, elle n’en déclare ni n’en confirme ni l'exactitude, ni l'opportunité ni l'intégralité. Elle se dégage de toute responsabilité à l'égard des pertes ou des dommages pouvant résulter de leur inexactitude ou des erreurs ou omissions qu'ils peuvent contenir.

Par Peter G. Hall, Vice-président et économiste en chef
Le 6 mars 2014

L’agriculture fait rarement la manchette des médias. En fait, elle joue un rôle effacé dans l’économie même s’il s’agit d’un secteur crucial, mais méconnu. C’est le lot de l’agriculture, du moins jusqu’à ce qu’une crise vienne rompre sa chaîne d’approvisionnement. De simples rumeurs de pénurie de vivres suffisent à semer la panique, les rayons d’épicerie se vident dès qu’un événement quelconque provoque une ruée de ravitaillement en aliments de base. Il semble de plus en plus plausible que ce secteur qui joue les seconds rôles occupera le devant de la scène économique. D’où vient cette célébrité soudaine?
Ce changement d’attitude n’est pas évident à la simple lecture des données. En effet, le secteur agricole primaire représente à peine 1,1 % du PIB canadien. L’ajout des aliments traités porte ce taux à 3 % du PIB. Décrit sous forme de proportion des échanges commerciaux, le secteur agricole primaire et des aliments traités fini par atteindre 11 % des exportations de marchandises. Il s’agit d’un taux élevé, certes, mais rien pour voler la vedette. Comment s’explique alors la cote de popularité montante de ce secteur?
Bref, le monde a de plus en plus faim. Voilà un cliché, mais il est bon de rappeler que grâce aux progrès des marchés émergents au cours des trois dernières décennies des millions de personnes gonflent les rangs de la classe moyenne chaque année. À elle seule, la Chine enregistre une augmentation de 40 millions de personnes. Pour l’Inde, cet afflux se situe entre 10 et 20 millions de personnes et sa cible annuelle de 30 millions n’est donc pas irréaliste. Ces chiffres sont impressionnants, mais ce n’est qu’un début : l’Indonésie, le Brésil, le Mexique, les Philippines, le Vietnam et d’autres pays figurent parmi les États qui encouragent vivement la croissance de ce groupe de consommateurs. L’importance de cette classe montante s’explique par son appétit. Elle s’accroît en fonction de ses revenus et exerce des pressions qui pourraient être bientôt inexorables sur l’approvisionnement mondial.
Cette tendance influence déjà les statistiques agricoles. Notre pays qualifié de grenier trouve-t-il ce pactole? Eh bien, il l’a trouvé. En 2002 les marchés émergents représentaient 14 % des exportations agricoles canadiennes, part non négligeable, quoiqu’elle dépasse 30 % aujourd’hui. De 2000 à 2013, l’essor des exportations vers les pays de l’OCDE a été de 4 % en moyenne. Bien que ce taux ne soit pas faible, il faut savoir que cet essor des ventes à destination des marchés émergents a atteint 8,8 %, plus du double. Dans la foulée du retour à la croissance mondiale, il est probable que ce taux augmentera.
Il n’est pas facile de restreindre cette tendance à des pays en particulier. Dans ce cas-ci, la Chine fait bande à part, car elle représente plus du tiers de nos exportations agricoles vers les marchés émergents et sa croissance se fait à un rythme débridé de 16 % l’an. À part cet exemple, il est difficile de distinguer la répartition par pays du volume et de la croissance. Les dix autres marchés émergents affichent une hausse moyenne de plus de 10 % par an, l’Inde en tête, suivie de la Russie et, plus récemment, de l’Indonésie. Ensuite, il y a des pays à la progression moins rapide, des étoiles montantes comme le Vietnam dont la croissance annuelle est vigoureuse.
Les cyniques pourraient dire à ce propos que ces échanges sont axés uniquement sur les produits de base et que, dans ce cas également, nous n’ajoutons pas beaucoup de valeur aux biens exportés. Vrai, 65 % de ces échanges commerciaux actifs viennent des cultures agricoles. Or, par rapport aux produits végétaux, aux produits d’origine animale et aux aliments traités, il s’agit de la catégorie à la croissance la plus lente. Par ailleurs, les exportations du secteur de la fabrication d’aliments vers les marchés émergents, soit 30 % du total, sont en hausse de 12 % en moyenne chaque année. L’élevage d’animaux, à peine 5 % du total, affiche une augmentation annuelle de 18 %.
Ces chiffres ont de quoi impressionner et leurs statistiques sont demeurées essentiellement intactes lors de la crise mondiale. Au moment du retour à la croissance mondiale, il n’est pas difficile d’imaginer que ce taux de croissance rapide s’accélérera encore. La croissance à elle seule accentuera l’accession de consommateurs à la classe moyenne tandis que les futurs accords de libre-échange favoriseront une libéralisation progressive de l’agriculture mondiale. Pour ce qui est des pays comme le Canada, exportateurs nets de produits alimentaires, il s’agit plutôt d’une bonne nouvelle et d’une promesse de gains potentiels plus grands encore.
Conclusion? À l’aube du prochain cycle de croissance mondiale, le secteur canadien de l’agriculture s’apprête à engranger des gains substantiels. De tels progrès risquent de faire pâlir d’envie les autres secteurs dont les avancées ne seront pas aussi significatives.
Ces rapports, qui compilent des renseignements publics, ne visent pas à fournir des conseils précis et les lecteurs ne doivent pas les considérer comme une source sûre. Aucune mesure ou décision ne doit être prise sans la tenue de recherches indépendantes et l'obtention de conseils professionnels. Bien qu'EDC fasse des efforts raisonnables pour s'assurer que les renseignements contenus dans ces rapports sont exacts au moment où ils sont versés sur son site Web, elle n’en déclare ni n’en confirme ni l'exactitude, ni l'opportunité ni l'intégralité. Elle se dégage de toute responsabilité à l'égard des pertes ou des dommages pouvant résulter de leur inexactitude ou des erreurs ou omissions qu'ils peuvent contenir.

Par Peter G. Hall, Vice-président et économiste en chef
Le 27 février 2014

La montée de l’emploi, du PIB, des indicateurs avancés, de la confiance et d’autres signaux clés de la croissance ne préoccupe pas beaucoup. Il en va autrement des taux d’intérêt, dont la progression est généralement perçue comme déplaisante. Après trois ans et demi d’indifférence, ces taux suscitent un intérêt renouvelé : l’ampleur et la vitesse des augmentations et les mesures à prendre pour s’y préparer, s’il y a effectivement changement des taux.
La montée de l’inflation alimente aussi les conversations et l’inquiétude. Dans mes deux derniers propos, j’ai évoqué des facteurs imminents entravant le développement de l’économie – comme la pénurie de main-d’œuvre, le manque d’infrastructures de transport et une capacité industrielle insuffisante –, des facteurs qui nous permettraient de croire dans la nécessité de relever les taux pour empêcher une folle envolée des prix. Il y a cependant une autre façon de voir les choses. La croissance, la bonne nouvelle du jour, peut agir comme un catalyseur. Si la croissance, avant tout mondiale, est vraiment de retour, alors la politique monétaire actuelle est de toute évidence trop accommodante pour assurer la stabilité des prix. Voilà, me direz-vous, le genre de problème qui n’a rien d’accablant…

On ne peut nous reprocher de nous inquiéter. Après tout, on s’habitue à de faibles taux d’intérêt. Les Canadiens ont profité de la récente conjoncture monétaire en portant le ratio de la dette personnel au revenu aux niveaux affichés avant la crise par nos voisins américains. Depuis des années, l’activité des marchés du logement dépasse amplement les exigences démographiques, ce qui est d’habitude un signe de surchauffe. Dans ce contexte, des taux d’intérêt plus élevés ont un impact plus important qu’à l’habitude sur ce secteur, dont la contribution globale atteint 61 % du PIB.
Nous pouvons nous inquiéter, mais nous devons garder à l’esprit que les décideurs sont bien conscients de cette réalité et que la stabilité des prix ne suppose pas de freiner la croissance économique. En fait, cette hausse pourrait bien se révéler avantageuse à l’heure où le commerce international vient dynamiser les exportations canadiennes. Le ralentissement de l’économie intérieure réduit les tensions sur la main-d’œuvre, les infrastructures de transport et la capacité industrielle actuelle. Au cours des dernières années, le commerce extérieur s’est davantage orienté à répondre à la demande intérieure.

Si le passé est garant de l’avenir, il pourrait nous être utile d’examiner la façon dont les taux d’intérêt ont fluctué. Comparons les cycles de resserrement par rapport à la politique d’assouplissement monétaire subséquente. La plus récente période d’appréciation des taux (de 2005 à 2006) a été d’une durée et d’une ampleur moindres que la réduction des taux qui a suivi (en 2007 et 2008). Tel est le cas si nous suivons l’abaissement des taux jusqu’aux creux historiques de 2009. Le scénario a été très semblable lors du resserrement de 1997 à 1998 par rapport à la période d’assouplissement de 2000 à 2002. Les cycles de resserrement et d’assouplissement lors de la période de turbulence au milieu des années 1990 ont été l’occasion de hausses marquées des taux d’intérêt, mais aussi d’un cycle d’assouplissement prolongé et aux effets importants. Il suffit de regarder les données du début, milieu et de la fin des années 1980 pour formuler le même constat : l’assouplissement des taux nominaux dépasse généralement le taux de resserrement des taux.
La situation pourrait être différence cette fois, mais la plupart des fluctuations de taux ne semble pas le confirmer. Il est toujours difficile de prédire le développement réel des taux à partir de notre point de vue actuel. Il est toutefois utile de savoir que les cycles de resserrement ont généralement l’effet d’un stimulant (plutôt que d’un frein) en périodes d’expansion économique. Dans le cas du Canada, il est peu probable que la croissance entraînera une poussée simultanée de tous les moteurs de l’activité économique : le cycle de resserrement devrait donc se situer dans la normalité, apaisant du coup les nombreux acteurs économiques redoutant une évolution irrégulière. Selon nos prévisions, des hausses des taux d’intérêt se produiront à partir du début de 2015, une tendance qui se maintiendra à court terme, en fonction de la conjoncture. Le moment et l’ampleur de ces changements de taux restent à déterminer, mais une chose est sûre : l’évolution des taux emprunte déjà une trajectoire à la hausse dans un horizon à long terme.

Conclusion? L’évocation d’une montée des taux d’intérêt est une bonne nouvelle puisqu’elle annonce un renforcement de la confiance dans la croissance à court terme. Cette mesure augmentera les coûts d’emprunt, mais nous aurons sans doute, comme par le passé, la capacité de répercuter ou d’absorber ces coûts.
Ces rapports, qui compilent des renseignements publics, ne visent pas à fournir des conseils précis et les lecteurs ne doivent pas les considérer comme une source sûre. Aucune mesure ou décision ne doit être prise sans la tenue de recherches indépendantes et l'obtention de conseils professionnels. Bien qu'EDC fasse des efforts raisonnables pour s'assurer que les renseignements contenus dans ces rapports sont exacts au moment où ils sont versés sur son site Web, elle n’en déclare ni n’en confirme ni l'exactitude, ni l'opportunité ni l'intégralité. Elle se dégage de toute responsabilité à l'égard des pertes ou des dommages pouvant résulter de leur inexactitude ou des erreurs ou omissions qu'ils peuvent contenir.

Par Peter G. Hall, Vice-président et économiste en chef
Le 20 février 2014

À l’effondrement du commerce international en 2009, l’économie canadienne s’est tournée vers son marché intérieur et, pour une fois, y a découvert une source de croissance stable. Cette source ayant été exploitée, les observateurs s’intéressent à nouveau – et depuis un certain temps – au commerce, mais jusqu’ici rien de bien exaltant en vue. Le commerce extérieur du Canada avancera-t-il sur la voie de la croissance ou subira-t-il plutôt une terrible déconvenue?

Lors du dernier cycle de croissance économique, la croissance des exportations canadiennes a largement éclipsé celle des autres secteurs de l’économie avec une progression moyenne annuelle de 5,6 %. Le Canada a retrouvé ce rythme dès la fin de la crise de 2008-2009. Pourtant, depuis deux ans, la croissance annuelle a été ramenée à tout juste un peu plus de 1 %, ce qui a étouffé les aspirations des acteurs du commerce. Mince consolation, la croissance moyenne des exportations mondiales était d’à peine 2,9 % pendant le même intervalle, mais en termes relatifs le Canada a continué de perdre du terrain. Un revirement de situation est-il possible ou avons-nous un réel problème sur les bras?

Le commerce extérieur canadien doit composer avec d’importantes difficultés (ou vents contraires) aggravées par le recul des cours des produits de base. Ainsi, les cours hors énergie se sont repliés de 10 % en glissement annuel, malgré des hausses récentes, alors même que les cours énergétiques stagnent depuis deux ans. Les volumes augmentent, sans doute, mais les marges diminuent. Les contraintes de transport deviennent de plus en plus problématiques puisqu’elles limitent les volumes. Par ailleurs, la suspension des travaux de construction du pipeline Keystone a ralenti l’acheminement du pétrole vers les États-Unis, obligeant l’industrie à recourir davantage au transport ferroviaire, lequel dispose de moins de capacités d’expédition pour d’autres marchandises en vrac.

Le problème de la main-d’œuvre se profile aussi à l’horizon. Certes, la mondialisation accrue du commerce permet de contourner cette difficulté structurelle, mais cette situation finit par peser sur les données des exportations. Le resserrement des liquidités mondiales constitue une nouvelle menace non seulement pour le Canada, mais aussi pour toutes les nations commerçantes. L’adoption de nouvelles réglementations et la fin progressive des extraordinaires mesures monétaires pourraient rendre difficile la recherche des fonds nécessaires aux activités commerciales, en particulier sur les marchés émergents. En considérant aussi la faiblesse de l’investissement des entreprises canadiennes, le protectionnisme mondial induit par la crise et la multiplication des troubles politiques sur certains marchés, la liste des vents contraires est imposante.

Il existe tout de même des facteurs positifs, et certains annoncent la fin prochaine de grandes difficultés. Le plus important facteur : la relance de la croissance mondiale, portée par le réveil de l’économie américaine. Le Canada constate déjà des effets très positifs au chapitre de ses exportations, qui sont alimentées par les bons chiffres d’indicateurs avancés clés aux États-Unis. Cette amélioration permet de croire que d’autres exportations suivront bientôt. De plus, la dépréciation du huard, maintenant de 7 % inférieur à sa valeur moyenne de 2013, pourrait se traduire par une hausse d’environ 1 % du PIB, à condition que cette situation persiste.

Dans le même temps, la diversification du commerce vers les marchés émergents en effervescence semble se poursuivre. Le recul de l’activité sur le marché intérieur pourrait inciter les exportateurs ayant pendant quelques années misé sur le dynamisme intérieur à reprendre du service. Dans un marché mondial où les liquidités se font plus rares, la solidité du système financier du Canada pourrait se révéler un précieux atout pour les exportateurs, tout comme d’ailleurs les accords de libre-échange et d’investissement que le Canada a signés ou qu’il est en train de négocier. Sous cet angle, la perspective d’une activité dynamique des exportations à court terme s’en trouve améliorée.
La mauvaise tenue des exportations à ce jour fait craindre que le Canada se fasse damer le pion. L’hésitation des entreprises est compréhensible après cinq années de crise mondiale, et il reste à déterminer si l’investissement sera de nouveau au rendez-vous. Le potentiel est énorme vu les liquidités des entreprises. Dans le secteur automobile, on décèle les premiers signes d’investissements considérables. En ajoutant à ce tableau une myriade de projets potentiels dans l’industrie des ressources, on serait en droit d’attendre à moyen terme un boum de l’investissement dans le secteur des exportations. L’avenir nous le dira.

Conclusion? Le redémarrage de la croissance du commerce se manifeste d’habitude par une accélération vive et soudaine de l’activité. Il est encore trop tôt pour mettre le commerce extérieur du Canada sur la touche, mais vu l’amélioration de la conjoncture, il vaut mieux surveiller l’évolution de ce secteur dynamique.

Ces rapports, qui compilent des renseignements publics, ne visent pas à fournir des conseils précis et les lecteurs ne doivent pas les considérer comme une source sûre. Aucune mesure ou décision ne doit être prise sans la tenue de recherches indépendantes et l'obtention de conseils professionnels. Bien qu'EDC fasse des efforts raisonnables pour s'assurer que les renseignements contenus dans ces rapports sont exacts au moment où ils sont versés sur son site Web, elle n’en déclare ni n’en confirme ni l'exactitude, ni l'opportunité ni l'intégralité. Elle se dégage de toute responsabilité à l'égard des pertes ou des dommages pouvant résulter de leur inexactitude ou des erreurs ou omissions qu'ils peuvent contenir.

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