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Blogue de Contacts Monde

Blog d'information destiné aux étudiants en commerce international,aux enseignants et PME. Il aborde selon des thématiques précises les nombreux aspects (droit, vente, recherche et identification des sources d'information, logistique, financements, web 2.0, sécurité, chaîne de valeur, RH, gestion des opérations)du commerce international.Un contributeur régulier est l'économiste en chef d'Exportation et Développement Canada

Par Peter G. Hall, Vice-président et économiste en chef

Ces dernières semaines, les fluctuations des prix ont fait les grands titres. En effet, les cours des prix des produits de base chutent et, comme à l’habitude, cette chute est attribuée à divers facteurs. Les retombées de ce repli sont considérables et méritent d’être examinées. Toutefois, il existe un autre enjeu plus urgent encore : le récent mouvement du niveau général des prix. Ces derniers temps, l’essoufflement de la croissance générale des prix a fait renaître les inquiétudes au sujet de la désinflation et de la déflation. Cinq années après la crise, nous tourmentent-ils encore? Que se passe-t-il?

Avant toute chose, disons que cette inquiétude est justifiée. Les prix à la consommation des deux côtés de l’océan frôlent récemment le niveau zéro. Lorsque cela se produit, les banques centrales augmentent habituellement leur niveau d’alerte, pour la simple et bonne raison que les épisodes précédents de désinflation et déflation ont généralement eus des effets dévastateurs sur l’économie. Par ailleurs, les banques centrales disposent d’un arsenal développé de mesures pour lutter contre la déflation. Il suffit de regarder du côté du Japon. L’inflation est une problématique différente. Elle est la grande obsession des banques centrales, qui sont parvenues à formuler une panoplie de mesures très efficaces à ce chapitre au cours des 25 à 30 dernières années. L’absence de stratégies concrètes pour pallier la faiblesse des prix rend le contexte actuel encore plus déstabilisant.

Aux États-Unis, les prix à la consommation se sont bien comportés en juin et ont, de ce fait, mis fin à la période d’atonie qui a accompagné le ralentissement temporaire induit par une météo difficile au premier trimestre. Pourtant, la croissance est depuis quatre mois égale ou inférieure à zéro, et la croissance globale en glissement annuel est de nouveau sous les 2 %. Et la croissance est encore moins dynamique dans la zone euro. Cette faiblesse est décelable depuis mars dernier, et même si bilan était auparavant positif, il n’avait rien de remarquable. L’IPC dans la région a reculé de 0,1 % en octobre, augmentant l’inquiétude. En rythme annuel, la croissance se situe depuis le mois de juillet sous la barre du demi pour cent.

Les chiffres de l’inflation fondamentale présentent un tableau différent. Par « fondamentale », les économistes et les instituts de la statistique désignent les groupes de prix les moins volatiles et les moins exposées aux aléas de la conjoncture internationale. La méthode traditionnelle de mesure de l’inflation fondamentale est fondée sur l’exclusion de composantes volatiles comme les aliments et l’énergie, ce qui permet plus facilement d’établir l’orientation de la politique monétaire. D’autres indicateurs plus complexes ont été développés au fil du temps, mais pour les besoins de cette analyse, nous nous limiterons à des indicateurs plus simples. Alors, les fluctuations de l’inflation fondamentale révèlent-elles un portrait différent des indices de référence?

Oui, c’est effectivement le cas. Dans l’économie américaine, on note dernièrement des variations du niveau d’inflation fondamentale, qui avoisine le niveau cible de 2 % depuis huit mois. Or, on s’inquiète que le nouveau redémarrage du dynamisme économique exerce bientôt des pressions à la hausse sur les prix fondamentaux, et que la Fed accuse du retard par rapport à la trajectoire de la politique monétaire. Rappelons-nous : le resserrement de la politique d’assouplissement monétaire doit se produire de 12 à 18 mois avant les fluctuations de prix pour pouvoir espérer les tuer dans l’œuf.

Dans la zone euro, les prix fondamentaux suivent aussi une autre trajectoire que les chiffres globaux. Mais la situation est totalement différente aux États-Unis. Les prix fondamentaux aux États-Unis augmentent environ deux fois plus vite que le taux pour l’ensemble des composantes de l’indice global. Mais c’est le seul élément digne de mention. La croissance des prix fondamentaux est demeurée constante à environ 0,75 % en glissement annuel, soit moins de la moitié du rythme affiché dans l’économie américaine. Mais la croissance mensuelle est plus préoccupante en raison de déclins consécutifs en septembre et en octobre, et les seules indications d’une future amélioration pourraient être le regain des ventes au détail et la stabilisation de la confiance. Pour le moment, la BCE devrait sans doute rester sur un pied d’alerte et prête à intervenir, au besoin.

Devant l’évolution différente de l’inflation des deux côtés de l’Atlantique, les analystes se demandent si les politiques monétaires suivent des trajectoires divergentes. Il ne fait aucun doute que les « colombes » demanderont avec insistance de bonnes doses d’assouplissement quantitatif dans l’espoir de juguler la déflation. Jusqu’ici, la BCE s’est refusée à recourir à des interventions majeures et de « faire tout ce qui est nécessaire », mais elle se réserve le droit de passer à l’action dès qu’elle le jugera nécessaire. Son hésitation exprime un message positif : la BCE doit percevoir la faiblesse actuelle des prix comme un phénomène temporaire. Le plongeon des cours pétroliers pourrait faciliter les choses : la diminution des prix à la pompe permettra aux consommateurs d’effectuer d’autres dépenses. Or, les prix pourraient bien repartir à la hausse.

Conclusion?
La tourmente agitant la conjoncture des prix a de nouveau mis en lumière la déflation. Les États-Unis doivent composer avec un problème totalement opposé. L’Europe s’approche de la ligne de démarcation, mais la plupart des analystes semblent penser que ce phénomène est temporaire et qu’il y a de bonnes raisons de croire qu’il disparaîtra bientôt.

​Souce: http://www.edc.ca/FR/Knowledge-Centre/Subscriptions/Weekly-Commentary/Pages/prices-an-ocean-apart.aspx
Par Peter G. Hall vice-président et économiste en chef EDC

Vous vous souvenez sans doute de cette liste, publiée pour la première fois à l’automne 2009, soit au moment où la crise mondiale avait soulevé une vague inquiétante de nouvelles mesures de protectionnisme. La période de l’après-crise s’éloignant désormais de nous, nous portons de nouveau notre attention vers la croissance. Est-ce que les efforts multilatéraux et les immenses ressources consacrés à la libéralisation des échanges commerciaux depuis des décennies se poursuivront, ou devons-nous plutôt nous attendre à ce que le protectionnisme – l’ennemi juré du commerce international – soit un héritage persistant de la récession? À vrai dire, il y a au moins dix raisons d’accélérer la fin de ce nouvel élan de protectionnisme.

1. Le commerce international figurait parmi les moteurs de la production mondiale lors du dernier cycle économique. De fait, entre 1999 et 2008, l’économie mondiale a progressé en moyenne de 4,0 %, et les exportations, de 6,5 %. En pourcentage du PIB, la part des échanges est passée de 40 % en 1990 à 65 % en 2007. Pourquoi alors mettre en péril le retour d’une tendance aussi impressionnante?

2. Ce même commerce mondial est un important générateur d’emplois. Comme il représente une part grandissante de l’économie mondiale, le nombre d’emplois qui lui sont liés a aussi augmenté. Selon les données actuelles, les emplois directement rattachés au commerce international auraient progressé beaucoup plus rapidement que ceux des autres secteurs, et compteraient maintenant pour au moins un tiers de tous les emplois, contre tout juste 20 % au début des années 1990. Devons-nous courir le risque de modifier ce bilan, surtout au moment même où certaines régions du monde développé sont toujours aux prises avec un chômage massif?

3. La technologie a rendu possible le commerce avec la planète entière, ce qui a permis d’explorer des solutions d’affaires efficaces, partout dans le monde, à une échelle sans précédent. Par ailleurs, les récessions tendent à accélérer ce processus. En conjuguant ces facteurs, nous pouvons avancer l’hypothèse que le nouvel élan de protectionnisme issu de la grande récession n’a jamais constitué une menace aussi importante à la prospérité mondiale.

4. Le protectionnisme n’arrive jamais seul. Il alimente d’autres mesures de rétorsion qui font augmenter les coûts, comme l’a montré la récession, et lorsqu’il prend racine, il est difficile de s’en défaire.

5. Avec le temps, les entreprises s’abritant derrière les murs du protectionnisme tendent à devenir moins productives et moins performantes.

6. Les ressources nécessaires pour appliquer les mesures protectionnistes peuvent être utilisées à meilleur escient.

7. De nombreuses multinationales réalisent le gros de leurs ventes dans d’autres pays que celui où elles ont leur siège social. Or, la prise de mesures protectionnistes par ces pays entraîne des mesures de rétorsion qui mettent ces ventes à risque. Plus que jamais, les politiques commerciales qui s’inscrivent dans la ligne du « chez nous d’abord » mettent en péril un nombre appréciable de bons emplois au Canada.

8. Les mesures protectionnistes qui ont fait la une des médias lors de la crise ont été prises pour maximiser l’impact national des mesures incitatives visant à faire reculer la récession. Tout cela aurait été logique si une poignée d’économies avaient adopté des programmes d’incitatifs, mais ce ne fut pas le cas. Résultat : la perception qu’il faut perturber les flux commerciaux a été réduite à néant. Les programmes de relance et d’austérité étant désormais chose du passé, ce motif d’ériger des remparts pour mettre à l’abri les économies a été mis au rancart.

9. Le protectionnisme est un système essentiellement antagoniste qui produit des tensions bilatérales et multilatérales inutiles. La montée de l’agitation politique observée dans la foulée de la crise a accru la nécessité de désigner « un ennemi extérieur ». Alors que nous assistons à la relance de la croissance mondiale, ces sentiments devraient diminuer en intensité et, dans le même temps, discréditer un autre motif injustifié d’opter pour le protectionnisme.

10. Qui fait les frais des mesures protectionnistes nationales? Les gens mêmes qu’elles sont censées protéger : les consommateurs du pays. En effet, ce sont ceux qui doivent assumer les coûts plus élevés des biens et services protégés par des tarifs douaniers; ceux également eux qui perdent les fonds qu’ils auraient autrement investis dans l’économie nationale ou utilisés pour acquérir d’autres produits fabriqués au pays. L’adoption de cette mesure fiscale inefficace qui prolonge la récession n’a donc pas vraiment de sens.

Conclusion?
Même si la liste est loin d’être exhaustive, il est triste de constater que le protectionnisme se vend presque toujours très bien en période de recul économique, et ce, malgré les avantages maigres et temporaires qu’il procure par rapport aux gains incalculables de la mondialisation du commerce. Quel est notre espoir? Simplement que ces politiques soient rapidement oubliées, au gré du rétablissement continu de l’économie.

Source: http://www.edc.ca/FR/Knowledge-Centre/Subscriptions/Weekly-Commentary/Pages/ten-reasons.aspx
Par Peter G. Hall,vice-président et économiste en chef EDC

Les récentes turbulences sur les marchés financiers ont réveillé les craintes d’une détérioration de la conjoncture. En Europe, la faiblesse de l’activité a ravivé les inquiétudes au sujet de l’orientation de la croissance planétaire et de la vulnérabilité du monde aux fissures structurelles causées par la grande récession. Pour le simple observateur, le tout a un air de déjà vu : la reprise naissante se transformera, dans le meilleur des cas, en une croissance modérée. Les moteurs de la croissance internationale se sont-ils grippés parce que certains rouages tournent au ralenti ou sont carrément bloqués, ou donneront-ils à l’économie mondiale l’impulsion nécessaire pour amorcer la prochaine – et exaltante – phase de sa croissance?

Les pessimistes ne sont pas à court de munitions. L’Italie replonge dans la récession tandis que le moteur allemand se grippe. La France est au « beau fixe » avec une croissance en panne, et peine à se sortir de l’impasse politique. Ce revers accablant est difficile à expliquer. Le conflit russo-ukrainien pourrait en être la cause; toutefois, la confiance des entreprises et des consommateurs n’est pas très loin des récents sommets. Les faiblesses budgétaires et financières existantes sont davantage un effet qu’une cause de la nouvelle contraction de l’économie européenne. D’après les principaux décideurs politiques et une foule d’éminents prévisionnistes, l’Europe traverserait des difficultés temporaires et renouerait bientôt avec la croissance.

Qu’en est-il du nouvel épisode de ralentissement des marchés émergents? Les principaux marchés présentent un tableau contrasté. Le Brésil souffre du tassement de l’investissement, d’une congestion généralisée des infrastructures et de l’incertitude entourant l’action gouvernementale – dont l’influence négative gagne le reste du continent. Quant à la Russie, sa croissance économique stagne en raison du durcissement des sanctions imposées par l’Occident. L’Inde, en revanche, voit ses perspectives s’améliorer à la faveur de l’élection du gouvernement de M. Modi. Ce dernier devrait d’ailleurs donner un nouveau souffle au programme de réformes, relancer l’investissement commercial et mettre en oeuvre des projets d’infrastructures essentiels. La Chine suit la même trajectoire, et espère une reprise du commerce international. Si cette reprise se produit – et il semble déjà qu’elle soit amorcée –, nos prévisions d’une croissance de 8 % en 2015 deviennent alors tout à fait réalistes.

Pourtant, ces facteurs n’alimentent pas la croissance : ils en sont les bénéficiaires. Une économie est-elle à l’origine de l’impulsion? Oui, et il se trouve qu’elle est notre premier marché. Aux États-Unis, les indicateurs économiques avancés prennent du mieux, et les indicateurs tardifs emboîtent aussi le pas. Ils confirment de façon évidente la présence d’une demande comprimée dans le logement, la consommation et l’investissement commercial. Cette demande comprimée figure parmi les grands facteurs confortant la viabilité de la croissance. Si la demande comprimée signale la nécessité d’une intensification des dépenses de la part des entreprises et des consommateurs, l’étape déterminante sera leur volonté de passer à l’action. Pour la première fois en cinq ans, la confiance retrouve des niveaux cohérents avec une croissance économique soutenue. Ce mouvement est particulièrement symptomatique vu le vent de pessimisme qui souffle depuis longtemps sur l’économie mondiale.

Il y a d’autres facteurs à prendre en considération. La réduction des mesures d’austérité publique représente le quatrième facteur, tandis que le resserrement de la politique monétaire constitue le cinquième facteur. Le retrait progressif de l’assouplissement quantitatif ne tardera pas à se solder par le relèvement des taux d’intérêt – une conséquence directe du renforcement de la croissance. Enfin, il existe un sixième facteur dont l’incidence est moindre, mais notable : la plupart des analystes admettent que le raffermissement de la croissance de l’économie américaine sera durable. Dans ses Prévisions à l’exportation de l’automne 2014, les Services économiques d’EDC tablent sur une accélération de l’économie américaine qui atteindra 2,2 % cette année, puis 3,6 % en 2015. Cette impulsion sera suffisante pour faire passer la croissance de l’économie mondiale de 3,2 % cette année et à 4 % en 2015 – et pour lancer le prochain cycle de la croissance à l’échelle de la planète.

Voilà d’excellentes nouvelles pour les exportateurs canadiens. Pour autant, elles ne garantissent pas que la croissance sera au rendez-vous. Heureusement, il y a d’autres bonnes nouvelles. Le resserrement de la politique monétaire américaine permet de croire que la faiblesse du dollar canadien persistera. Malgré les inquiétudes au chapitre de la compétitivité, les exportations progresseront assez pour inscrire des gains de 10 % cette année, puis de nouveaux gains de 6 % en 2015. Ce dynamisme entraînera à son tour une poussée de l’investissement des entreprises qui portera la croissance du PIB du Canada à 2,8 % en 2015.

Conclusion?
Les entreprises et les consommateurs américains sont de retour en piste. Ce retour se traduit déjà par une croissance robuste – et très attendue – des exportations canadiennes. Mais ce n’est pas tout. Les effets induits par la croissance américaine engendreront bientôt une hausse de l’activité dans les autres économies de l’OCDE et sur les marchés émergents. L’impulsion est transmise par l’économie américaine, mais la plupart des autres régions du monde bénéficient de l’effet d’entraînement. Les exportateurs canadiens devront s’assurer de pouvoir suivre le mouvement imprimé.

Source: http://www.edc.ca/FR/Knowledge-Centre/Subscriptions/Weekly-Commentary/Pages/what-is-driving-growth.aspx
par Peter G. Hall,vice-président et économiste en chef EDC

Le risque politique a-t-il augmenté ces dernières années? Posez la question aux personnes que vous croisez dans la rue : il y a de bonnes chances qu’elles vous répondront par un « oui » sans équivoque. La crise nous a rendus friands de nouvelles à sensation, et la conjoncture politique mondiale constitue une source où les médias peuvent abondamment puiser. Des régimes apparemment bien en place sont tombés en quelques jours, ce qui a déclenché une vague d’événements du même genre dans d’autres pays avec des résultats semblables et a provoqué des secousses sur la scène politique mondiale. La stagnation persistante de l’économie semble exacerber les tensions et annoncer une ère d’instabilité politique accrue. Les troubles et les bouleversements sont-ils en hausse ou sommes-nous les victimes du battage médiatique?

Plusieurs indicateurs tentent d’apporter une réponse à cette question. Prenons d’abord l’outil Aon Political Risk Map qui sert à évaluer les risques politiques à l’échelle du globe. En 2005, les risques politiques semblaient s’atténuer et promettre un monde plus sûr. Trois ans plus tard, les cas d’amélioration de la notation des risques étaient presque trois fois plus nombreux que les cas de détérioration. Puis, en 2009, tout a changé : non seulement les cas de détérioration ont dépassé les cas d’amélioration, mais une nouvelle catégorie de risque « très élevé » a vu le jour; en 2012, les cas de détérioration étaient sept fois supérieurs aux cas d’amélioration. Heureusement, la situation s’est améliorée en 2013 – pendant un bref moment. Cette année, les cas de détérioration sont de nouveau plus nombreux, ce qui se répercute négativement sur chacun des pays BRICA.

Par ailleurs, cette évolution est confirmée par le Global Business Barometer. Dans sa dernière enquête, le baromètre révèle que 44 % des 1 500 dirigeants d’entreprise interrogés considèrent le risque politique parmi les grands risques avec lesquels ils doivent composer – soit la note la plus élevée depuis la brève histoire de cette enquête. Même si les résultats de l’enquête fluctuent depuis quelques années, il faut noter que le résultat de la récente enquête est supérieur au niveau d’inquiétude constaté tout de suite après le début du printemps arabe.

L’enquête sur les risques politiques réalisée par l’Economist Intelligence Unit et la MIGA montre un regain de l’inquiétude parmi les investisseurs internationaux, qui, au chapitre des contraintes à leurs investissements à l’étranger, place le risque politique tout de suite après l’instabilité macroéconomique. Cette inquiétude est attestée par une référence au Rapport sur l’investissement dans le monde publié par la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement. Cette publication répertorie les litiges entre les investisseurs et les États depuis le milieu des années 1980. Pratiquement nul lors de la première livraison du Rapport, le nombre de ces nouveaux litiges s’élève à 50, voire à 60, chaque année.

Les données compilées par l’Indice des États fragiles sur une période de dix ans dessinent une tendance inquiétante. Depuis 2005, le nombre d’États figurant dans les catégories « alerte élevée » et « alerte très élevée » a plus que doublé. Cet indice établit dans quelle mesure un État contrôle son territoire et la capacité de son gouvernement à mettre en place des politiques et à assurer des services publics adéquats.

Ensemble, tous ces indices dressent un portrait global dénotant une intensification du risque politique, ce que corrobore notre indice hybride puisqu’il a enregistré une forte hausse de plus de 50 % depuis 2005. Si cette tendance se maintient, les transactions internationales pourraient faire les frais de cette conjoncture périlleuse.

Les entreprises exerçant des activités internationales prennent bonne note de ces messages. Confrontées à la perception d’une montée de ces risques, elles sont plus nombreuses à souscrire une assurance risque politique. Le fait qu’elles soient davantage préoccupées ne signifie pas pour autant qu’elles renoncent à rayonner à l’international. Ces entreprises continuent de s’implanter à l’étranger, mais elles atténuent les risques en faisant appel aux instruments financiers à leur disposition.

Si cette attitude prédomine, ce serait réconfortant parce que les flux d’investissement internationaux sont essentiels à la transformation du commerce mondial. À mesure que la croissance se généralise, l’investissement international ne devrait pas seulement faire un retour, mais s’intensifier – pour des raisons évidentes comme l’accès aux ressources, à des marchés lucratifs, à des grappes de production et à des pôles de R-D, mais aussi grâce à l’accès à de vastes bassins de main-d’œuvre.

De toute évidence, le risque suit une tendance ascendante. Toutefois, le manque de données ne permet pas de conclure à un changement structurel et durable. Grâce aux technologies de communication, la capacité de mobiliser les populations a atteint un niveau sans précédent. Par ailleurs, il existe un autre facteur bien connu attisant le mécontentement : la faiblesse prolongée de l’économie. Le temps nous dira quels facteurs domineront.

Conclusion? Nous assistons sans contredit à une augmentation du risque politique. Les entreprises canadiennes présentes sur les marchés étrangers doivent connaître ce risque et les moyens mis à leur disposition pour l’atténuer. Avec un peu de chance, la reprise de la croissance inversera cette tendance.


Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall,vice-président et économiste en chef EDC

Je l’admets volontiers. La nouvelle date de la semaine dernière, mais elle mérite d’être répétée. Depuis maintenant plusieurs mois, les observateurs de l’économie de tous horizons souhaitent que les exportateurs canadiens prennent les choses en main et stimulent l’activité économique. Après une attente longue et fébrile, il semble bien que ce scénario soit sur le point de se concrétiser. En effet, les exportations affichent une croissance impressionnante depuis des mois. La croissance sera-t-elle cette fois durable ou disparaîtra-t-elle après un bref intervalle?

À vrai dire, la croissance des exportations canadiennes de marchandises n’est pas nouvelle. Au sortir de la crise de 2009, les exportations ont opéré un redressement majeur et inattendu qui s’est accéléré au début de 2011 à un rythme typique des reprises. Mais l’élan s’est brisé vers la fin du deuxième semestre, et il est resté inchangé jusqu’au milieu de 2013 en se maintenant à des niveaux nettement inférieurs au sommet atteint auparavant. Cette évolution renvoie naturellement à la description habituelle de l’économie mondiale : une croissance en berne où toute amélioration est nécessairement lointaine.

Puis, en 2014, les exportations ont renoué avec la croissance. En fait, tout à commencer en décembre dernier. Malgré les conditions météo défavorables ayant sévi aux États-Unis – conditions qui se sont aggravées quand l’hiver s’est installé –, les exportations canadiennes de marchandises ont inscrit des gains plutôt remarquables durant les cinq des sept derniers mois. En fait, l’embellie de sept mois que nous connaissons est une chose rare dans l’ère de l’après-crise, et elle a été brièvement dépassée lors du lancement d’une multitude de programmes de relance à la fin de 2009 et pendant le faux départ de l’activité au milieu de 2011. Le dynamisme actuel a de quoi vraiment inspirer puisqu’il a enfin permis aux exportations de dépasser le pic précédent atteint en 2008. Après une longue attente, ce jalon a été franchi en mai et annoncé la semaine dernière lors de la publication des données du mois de juin.

De toute évidence, les fluctuations des prix ont eu des répercussions considérables sur les données du commerce extérieur du Canada au cours de la dernière décennie. Alors, peut-on attribuer ce récent succès uniquement aux fluctuations des prix ou peut-on l’expliquer par l’action de facteurs plus importants? Eh bien, en supprimant les prix, on obtient essentiellement le même tableau. La dernière envolée de la croissance est spectaculaire lorsqu’elle est corrigée des prix, mais elle l’est tout autant en tenant compte de la fluctuation des prix. Cela est crucial parce que la situation existante représente le mouvement actuel et réel des biens, l’un des éléments déterminants de la création d’emplois et des dépenses d’investissement. Ces volumes avoisinent maintenant le pic d’avril 2007. Voilà un exploit digne de mention.

Mais il y a plus. Il ne s’agit pas d’un regain inégal touchant seulement une ou deux industries, comme on peut s’en rendre compte à la lecture du dernier rapport. Depuis le début de l’année, sept des onze grands groupes d’industries ont connu une croissance soutenue de leurs exportations dépassant de loin la hausse du PIB à l’ensemble de l’économie. En fait, les secteurs de l’alimentation, des biens de consommation, de la foresterie et de l’énergie dégagent tous des gains dans les deux chiffres si l’on examine leur performance depuis le début de l’année, et les exportations de machinerie et d’équipement ne sont pas bien loin derrière. Il en va de même si nous faisons abstraction de la fluctuation des prix – ce qui change résolument la donne.

Parallèlement, les importations révèlent la faiblesse de l’économie intérieure. D’ailleurs, la récente performance des importations paraît dérisoire en comparaison de la baisse accusée par le huard cette année, ce qui a accentué l’atonie de la demande intérieure. Cette conjoncture a eu un effet positif sur la balance commerciale, qui est revenue de façon convaincante en territoire positif pour la première fois en près de trois ans. Si ces chiffres sont matière à inquiétudes, c’est du côté des importations de machinerie et d’équipement qu’il faut regarder. Ces importations devraient être en forte progression, car les exportateurs investissent pour accroître leur capacité industrielle, mais elles se situent à des niveaux inquiétants. Étant donné que le gros de notre équipement industriel prend la direction d’autres marchés, toute faiblesse dans cette catégorie d’importations laisse à penser que les exportateurs pourraient être aux prises avec des contraintes imminentes de capacité, vu le raffermissement continu de la demande en provenance de l’étranger.

Cette éventualité semble de plus en plus probable. L’augmentation récente des exportations est observable au-delà des États-Unis. Le Canada constate que la croissance est au rendez-vous dans d’autres pays de l’OCDE, et qu’elle redémarre même sur les marchés émergents. Si nous avons effectivement raison, et que nous nous trouvons à peine au début du prochain cycle de la croissance mondiale, nous devrions pouvoir poursuivre sur notre lancée, et ce, sur de nombreux marchés. Ainsi, en considérant tous les éléments, un constat s’impose : le déplacement très attendu des sources de la croissance, soit de l’économie intérieure vers les exportations – et sur de multiples fronts –, est bel et bien en cours.

Conclusion? La patience et l’engagement constant des exportateurs à mettre en œuvre le programme commercial mondial du Canada portent ses fruits. La performance du commerce extérieur du Canada s’améliore de façon marquante malgré les vents contraires ayant soufflé en début d’année et les constantes préoccupations au chapitre de la compétitivité. Cette évolution positive permet de croire que l’investissement des entreprises, en mode veille depuis des lunes, pourrait lui aussi connaître un déplacement des sources de sa croissance.


Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef

Les vacances estivales. Voilà le temps de décrocher, recharger ses batteries et reprendre contact avec la famille et les amis, certes, mais aussi de sortir de la routine du travail, d’éteindre votre téléphone intelligent et de contempler des idées plus élevées, orientées vers l’avenir. Voici donc de quoi alimenter votre réflexion lorsque, confortablement installé sur le quai, vous serez occupé à siroter une bonne tasse de café : serait-il possible que la mentalité du court terme, alimentée par l’omniprésence de la technologie, nous perturbe et au bout du compte nous immobilise?

Une minute, me direz-vous, ce n’est pas le genre de réflexion que l’on fait au bord d’un lac! Ça dépend… Il suffit de prendre un peu de recul pour s’apercevoir que nous sommes chaque jour exposés à un déluge d’informations, ce qui était impensable il y a un quart de siècle. Aujourd’hui, grâce à l’informatique, la capacité de traiter des données à augmenter de façon exponentielle. Ces ordinateurs et leurs systèmes peuvent générer des quantités de données que nous estimons devoir assimiler, analyser et utiliser au moment de passer à l’action. Bien sûr, comme nous n’avons pas plus de temps qu’avant, il nous faut gérer ce flux de données le plus rapidement possible étant donné la courte durée de vie de ces données. À cet égard, on peut dire que notre rythme de vie s’est accéléré, créant du coup une tyrannie de l’urgence à laquelle il est difficile – et parfois fatal sur le plan commercial – de résister.

Dans le même temps, ce déluge de données pose un risque majeur, celui de réduire notre perspective. Un énorme flux de données peut créer l’illusion qu’un intervalle de cinq ans est très long, et qu’un intervalle de dix ans est de l’histoire ancienne. Sur le plan technologique, c’est sans doute vrai. Toutefois, considérer comme dépourvue de toute pertinence des années passées parce que nos capacités technologiques étaient à l’époque nettement moins importantes – époque qui nous a apporté de riches enseignements – est le meilleur moyen de faire fi de l’adage voulant que ceux qui oublient les erreurs du passé soient condamnés à les répéter.

Les modèles financiers conçus à la fin du dernier cycle de croissance illustrent sans doute le mieux les inconvénients de la mentalité du court terme. Ces modèles possédaient un niveau de complexité technique tel que la plupart des gens sur la planète ne peuvent toujours pas les comprendre. Pourtant, le calibrage de ces modèles en fonction des conjonctures récentes ont incité certains, et dans des cas très précis, à les utiliser pour formuler des hypothèses au sujet du marché – hypothèses valides dans certaines circonstances – et d’intégrer des mécanismes qui ont fini par miné ces hypothèses de base. De plus, la confiance à l’égard de leur performance a donné lieu à des investissements unilatéraux ou sans couverture. Lorsque la conjoncture a changé, ces nouveaux modèles ont presque provoqué l’effondrement du système financier moderne.

La tentation d’adopter les derniers modèles à la mode n’est pas nouvelle. Or, ce qui est préoccupant, c’est de voir que les données augmentent ce phénomène et contribuent à le répandre. Essentiellement, ces modèles prennent une nouvelle réalité observée et l’extrapolent. Dans les industries exposées à de multiples changements et qui doivent s’adapter rapidement, ils pourraient être nécessaires à la survie des entreprises. Dans une certaine mesure, la vitesse des progrès technologiques a rendu l’utilisation de ces modèles indispensables pour l’ensemble des industries.

Le secteur des prévisions économiques ne fait pas exception. Manifestement, sans les capacités informatiques actuelles et l’accès aux données, cette tâche s’appuierait sur une analyse approximative des faits, des observations anecdotiques et un jugement fortement empreint de subjectivité. Les outils techniques ont accru le niveau de complexité de la science des prévisions économiques et, je l’espère, le degré d’exactitude des prévisions. Malgré tout, le déluge de données au quotidien expose les prévisionnistes aux périls d’une analyse des tendances à court terme. Établir des liens directs à partir des données sans les placer dans un contexte adéquat peut entraîner la formulation de conclusions qui nous amènent à ignorer des tournants décisifs dans l’économie. À l’heure actuelle, bon nombre de prévisionnistes arrivent à la conclusion que la faible croissance des cinq dernières années est tout ce que l’on peut espérer à moyen et à long termes. Leurs conclusions s’appuient sur des motifs sérieux, et peut-être ont-ils raison. Mais si l’histoire est garante de l’avenir, la « normalité » devrait être le théâtre d’une activité beaucoup plus intense que le faible niveau auquel on nous a dit de nous préparer. Il pourrait nous coûter de nous tenir à ces conclusions.

L’idée n’est pas ici d’éviter le déluge d’informations. Les luddites, les opposants actuels au progrès, risquent d’être catapultés au pays de la désuétude. Il s’agit plutôt de jongler avec brio avec les réalités – une perspective qui renvoie aux leçons d’un passé plus lointain tout prenant en compte l’évolution de la conjoncture actuelle. Il y a fort à parier que bon nombre des survivants de la plus importante débâcle financière et économique de la planète depuis la grande dépression aient été ceux qui cultivaient en même temps une perspective à court et à long termes de l’évolution cyclique.

Conclusion? Cet été, prenez quelques moments pour décompresser et tentez de placer les événements qui chamboulent votre quotidien habituel dans le contexte d’un long parcours. Cet exercice pourrait générer des idées stimulantes qui vous prépareront à un meilleur avenir à court et à long termes.


Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

Par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Pour les personnes entrées sur le marché du travail au cours des 5 à 7 dernières années, la « normalité » est empreinte d’une profonde morosité. En effet, durant une bonne part de cet intervalle exceptionnellement long, un ingrédient essentiel de la prospérité économique – la confiance – a brillé par son absence. Au milieu de l’an dernier, elle a fait un retour peu remarqué, mais dans les principales nations de l’OCDE la confiance est revenue dans sa zone historique habituelle et elle continue de se raffermir. Cette évolution est rassurante, mais change-t-elle le dynamisme commercial? Au Canada, favorise-t-elle l’essor des exportateurs et de leurs activités internationales?

Depuis 1999, EDC réalise deux fois l’an une enquête visant à déterminer le niveau de la confiance commerciale, qui sert par la suite à établir l’indice de confiance commerciale. Cet indice couvre une période unique de notre histoire ponctuée par des événements comme les attentats du 11 septembre, l’effondrement du secteur technologique, l’envolée du dollar canadien, l’énorme bulle mondiale caractérisée par cinq années d’activité excessive, la grande récession et les formidables programmes de relance qui l’ont suivi, de même que la longue période d’accalmie d’où nous commençons à peine de sortir.

Alors, les exportateurs croient-ils que cette longue « période d’accalmie » tire à sa fin? Chaque année, au printemps, je fais une tournée pancanadienne. La tournée de 2014 conclue il y a quelques semaines m’a amené dans 19 villes du pays où j’ai rencontré environ 2 300 exportateurs canadiens et les acteurs qui les appuient. Ils m’ont dit qu’ils veulent croire à une accélération de l’activité, et m’ont affirmé que l’état de leur carnet de commandes permet de croire à une reprise du commerce extérieur du Canada.

L’indice de confiance commerciale d’EDC le confirme. Les 750 répondants de notre dernière enquête, effectuée entre le 24 mars et le 4 avril, ont indiqué avoir constaté un rebond de l’économie mondiale et de leurs ventes internationales. Voilà qui est particulièrement encourageant, car l’enquête a été publiée au terme d’un hiver d’une très rare rigueur en Amérique du Nord. De plus, il s’agit de la troisième hausse consécutive de l’indice, et son plus haut niveau durant la période postérieure aux programmes de relance. Ce niveau est également bien supérieur aux résultats habituels constatés lors du boum économique mondial d’avant la crise.

Comment expliquer la récente hausse? Des cinq éléments de l’indice, ce sont les ventes à l’exportation qui affichent le meilleur score. De fait, 61 % des répondants s’attendent à une poussée des ventes à l’exportation au cours des six prochains mois. L’opinion prépondérante pour cet indicateur – soit la différence entre les répondants escomptant une hausse des ventes à l’exportation et ceux escomptant une baisse – a progressé de 9 points de pourcentage pour atteindre les 57 %. De la même façon, les débouchés commerciaux internationaux sont en nette augmentation. Ainsi, l’opinion prépondérante de 29 % de l’enquête de l’automne dernier s’est améliorée pour s’établir à 37 % lors de l’enquête du printemps.

Les répondants entrevoyant une hausse de leurs débouchés internationaux au cours des six prochains mois se montrent plus optimistes à l’égard de la conjoncture mondiale et de la stabilité générale, même si les gains enregistrés restent très minimes. Leur optimisme semble être conforté par le changement de trajectoire du dollar canadien. Lors de l’enquête de l’automne dernier, à peine 9 % des répondants évoquaient le dollar comme étant un facteur majeur, mais ils sont aujourd’hui 37 % à considérer la tenue du huard comme déterminante à l’amélioration des perspectives. Invités à expliquer leur réponse, les répondants ont pour la plupart affirmé qu’un dollar moins élevé les aiderait à doper leurs ventes en abaissant les prix.

Les exportateurs se montrent moins optimistes face à la conjoncture économique intérieure. L’opinion prépondérante pour cet indicateur est la seule en baisse : de fait, elle a légèrement glissé pour se fixer à 13 %. Paradoxalement, les exportateurs font montre d’un plus grand optimisme à l’égard des ventes sur le marché intérieur, où l’opinion prépondérante a grimpé de 9 points de pourcentage pour s’élever à 43 %. Malgré leurs inquiétudes relativement à la faiblesse de l’économie intérieure, les exportateurs continuent de profiter d’une reprise des ventes. Voilà qui est intéressant.

Dans l’ensemble, les exportateurs paraissent s’entendre sur le fait que le moteur de la croissance est en train de changer. Le dynamisme intérieur dont a profité le pays durant la période de croissance irrégulière à l’échelle mondiale fait désormais place à une nouvelle source de croissance, soit une robuste augmentation de l’activité du Canada sur les marchés internationaux. Les indicateurs mondiaux – tout particulièrement ceux des États-Unis et des autres pays de l’OCDE – annoncent d’ailleurs une intensification déjà visible de l’activité mondiale. Il est réconfortant de voir que les exportateurs canadiens – qui contribuent à environ 30 % du PIB du Canada – s’attendaient à un tel scénario, surtout à la lumière de l’activité modérée au cours des dernières années, et de l’hésitation qui semble toujours paralyser la prise de décisions des entreprises partout dans le monde.

Conclusion? La confiance commerciale est à la hausse. Voilà le signe que les exportateurs canadiens sont au fait de l’évolution récente de la demande mondiale. Il reste à espérer que cette perception se traduise maintenant par des actions qui les prépareront à saisir les nouvelles occasions de croissance. Nous pourrions donc bientôt assister à une reprise marquée de l’activité.
Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Pendant un moment, les marchés émergents ont nagé dans les liquidités. Entre 2009 et 2012, soit lors du renforcement de l’assouplissement quantitatif, les pays souverains, les banques et les sociétés des marchés émergents ont emprunté à profusion sur les marchés obligataires internationaux. En conséquence, les économies émergentes se retrouvent aujourd’hui étroitement intégrées aux marchés mondiaux de la dette et, par le fait même, davantage touchées par les actions engagées sur les marchés développés, tout particulièrement le retrait de la politique d’assouplissement quantitatif.

L’augmentation du coût des capitaux et leur disponibilité figurent au nombre des incidences les plus directes avec lesquelles les entités souveraines et les sociétés des marchés émergents doivent composer dans le cadre du retrait de l’assouplissement quantitatif. Selon l’agence de notation Moody’s, les économies émergentes pourraient voir de 2013 à 2016 leur croissance cumulative retranchée d’environ 3 %, un taux qu’il faut doubler pour les marchés développés, sous l’effet des changements observés sur les plans de la disponibilité et du coût des capitaux.

L’accès réduit aux capitaux n’est pas uniquement la conséquence du resserrement des liquidités : il est aussi attribuable à des facteurs économiques et politiques connexes propres à chaque pays. En effet, pour bien des nations, le ralentissement économique ou l’instabilité politique coïncide avec l’avènement d’un contexte mondial difficile de resserrement du crédit. Voilà pourquoi le resserrement du crédit est ressenti à divers degrés selon les pays (un phénomène désigné par le terme « différentiation de marché »). Les marchés émergents en ont ressenti et continueront d’en ressentir plus vivement les effets selon leur niveau de vulnérabilité à la conjoncture extérieure et leur dépendance à des sources de financement à l’étranger. L’accès plus limité aux capitaux sur les marchés émergents en constituera l’une des répercussions les plus percutantes.

À ce titre, les données révèlent que les coûts payés par les emprunteurs souverains sur les marchés émergents ne cessent de grimper. L’indice EMBIG (indice des pays souverains des marchés émergents) de JPM a enregistré une hausse de 46 % des rendements obligataires par rapport à son creux des trois dernières années jusqu’à la fin de février. L’examen respectif de chaque pays révèle de façon probante que ces hausses ne peuvent être entièrement mises au compte de l’assouplissement quantitatif, car certains pays souverains ont profité de fortes appréciations sous l’effet de la dynamique des risques sur le marché intérieur. Par exemple, les rendements des obligations publiques ont bondi de 88 % au Venezuela, de 79 % en Ukraine et de 71 % au Nigéria.

Par ailleurs, l’activité commerciale sur les marchés émergents a été stimulée par les faibles taux d’intérêt et la facilité d’obtenir du financement en dollars américains. Résultat, les sociétés des marchés émergents ont intensifié leurs emprunts libellés en devises fortes, les faisant passer de 164 à 502 milliards de dollars américains de 2009 à 2013. Indéniablement, l’accès à ces liquidités a favorisé la croissance et l’investissement des entreprises. Pourtant, l’ère de l’accès facile à du crédit bon marché tire à sa fin. Quelles en seront les conséquences pour le secteur commercial?

Tout d’abord, cette nouvelle conjoncture ne touchera pas autant le secteur commercial des marchés émergents que les entités souveraines en raison de la qualité et de la résistance du marché obligataire des sociétés sur les marchés émergents, pour l’essentiel constitué d’investissements de première qualité. De fait, l’annonce du retrait progressif de l’AQ en mai 2013 s’est traduite par une hausse des écarts. Pour preuve, l’indice IDBS pour les marchés émergents établi par Crédit suisse atteignait 326 points le 15 mai 2013; cinq semaines plus tard, il culminait à 448 points. Les rendements ont cependant diminué depuis et, en vérité, l’écart obligataire moyen des obligations de société sur les marchés émergents se situe sous la moyenne des 406 points enregistrée ces quatre dernières années, soit globalement la durée de l’application de la politique d’assouplissement quantitatif.

Il y a donc un risque : celui que l’envolée des coûts d’emprunt se répercute négativement sur la position et la notation des obligations d’entreprises sur les marchés émergents. Entre 2014 et 2018, quelque 430 milliards de dollars en titres obligataires libellés en devises fortes arriveront à échéance.

Cette situation pourrait davantage se détériorer si les devises locales continuent leur trajectoire descendante puisque les créances libellées en devises étrangères représentent environ 40 % des créances totales des marchés émergents. Les entreprises dont le bénéfice s’exprime en devises locales, des monnaies ayant accusé une dépréciation de 20 à 30 % il y a moins d’un an, pourraient donc avoir bien du mal à rembourser leurs créances extérieures.

Conclusion? La contradiction du présent cycle semble annoncer un épisode de morosité. Pourtant, cette évolution offre des occasions aux acteurs économiques ayant des liquidités à leur disposition – notamment les institutions canadiennes – la possibilité de combler ce vide et d’embellir ce tableau. Ne perdons pas de vue que la croissance est la cause première de ce problème de liquidités.
Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Pendant un moment, les marchés émergents ont nagé dans les liquidités. Entre 2009 et 2012, soit lors du renforcement de l’assouplissement quantitatif, les pays souverains, les banques et les sociétés des marchés émergents ont emprunté à profusion sur les marchés obligataires internationaux. En conséquence, les économies émergentes se retrouvent aujourd’hui étroitement intégrées aux marchés mondiaux de la dette et, par le fait même, davantage touchées par les actions engagées sur les marchés développés, tout particulièrement le retrait de la politique d’assouplissement quantitatif.

L’augmentation du coût des capitaux et leur disponibilité figurent au nombre des incidences les plus directes avec lesquelles les entités souveraines et les sociétés des marchés émergents doivent composer dans le cadre du retrait de l’assouplissement quantitatif. Selon l’agence de notation Moody’s, les économies émergentes pourraient voir de 2013 à 2016 leur croissance cumulative retranchée d’environ 3 %, un taux qu’il faut doubler pour les marchés développés, sous l’effet des changements observés sur les plans de la disponibilité et du coût des capitaux.

L’accès réduit aux capitaux n’est pas uniquement la conséquence du resserrement des liquidités : il est aussi attribuable à des facteurs économiques et politiques connexes propres à chaque pays. En effet, pour bien des nations, le ralentissement économique ou l’instabilité politique coïncide avec l’avènement d’un contexte mondial difficile de resserrement du crédit. Voilà pourquoi le resserrement du crédit est ressenti à divers degrés selon les pays (un phénomène désigné par le terme « différentiation de marché »). Les marchés émergents en ont ressenti et continueront d’en ressentir plus vivement les effets selon leur niveau de vulnérabilité à la conjoncture extérieure et leur dépendance à des sources de financement à l’étranger. L’accès plus limité aux capitaux sur les marchés émergents en constituera l’une des répercussions les plus percutantes.

À ce titre, les données révèlent que les coûts payés par les emprunteurs souverains sur les marchés émergents ne cessent de grimper. L’indice EMBIG (indice des pays souverains des marchés émergents) de JPM a enregistré une hausse de 46 % des rendements obligataires par rapport à son creux des trois dernières années jusqu’à la fin de février. L’examen respectif de chaque pays révèle de façon probante que ces hausses ne peuvent être entièrement mises au compte de l’assouplissement quantitatif, car certains pays souverains ont profité de fortes appréciations sous l’effet de la dynamique des risques sur le marché intérieur. Par exemple, les rendements des obligations publiques ont bondi de 88 % au Venezuela, de 79 % en Ukraine et de 71 % au Nigéria.

Par ailleurs, l’activité commerciale sur les marchés émergents a été stimulée par les faibles taux d’intérêt et la facilité d’obtenir du financement en dollars américains. Résultat, les sociétés des marchés émergents ont intensifié leurs emprunts libellés en devises fortes, les faisant passer de 164 à 502 milliards de dollars américains de 2009 à 2013. Indéniablement, l’accès à ces liquidités a favorisé la croissance et l’investissement des entreprises. Pourtant, l’ère de l’accès facile à du crédit bon marché tire à sa fin. Quelles en seront les conséquences pour le secteur commercial?

Tout d’abord, cette nouvelle conjoncture ne touchera pas autant le secteur commercial des marchés émergents que les entités souveraines en raison de la qualité et de la résistance du marché obligataire des sociétés sur les marchés émergents, pour l’essentiel constitué d’investissements de première qualité. De fait, l’annonce du retrait progressif de l’AQ en mai 2013 s’est traduite par une hausse des écarts. Pour preuve, l’indice IDBS pour les marchés émergents établi par Crédit suisse atteignait 326 points le 15 mai 2013; cinq semaines plus tard, il culminait à 448 points. Les rendements ont cependant diminué depuis et, en vérité, l’écart obligataire moyen des obligations de société sur les marchés émergents se situe sous la moyenne des 406 points enregistrée ces quatre dernières années, soit globalement la durée de l’application de la politique d’assouplissement quantitatif.

Il y a donc un risque : celui que l’envolée des coûts d’emprunt se répercute négativement sur la position et la notation des obligations d’entreprises sur les marchés émergents. Entre 2014 et 2018, quelque 430 milliards de dollars en titres obligataires libellés en devises fortes arriveront à échéance.

Cette situation pourrait davantage se détériorer si les devises locales continuent leur trajectoire descendante puisque les créances libellées en devises étrangères représentent environ 40 % des créances totales des marchés émergents. Les entreprises dont le bénéfice s’exprime en devises locales, des monnaies ayant accusé une dépréciation de 20 à 30 % il y a moins d’un an, pourraient donc avoir bien du mal à rembourser leurs créances extérieures.

Conclusion? La contradiction du présent cycle semble annoncer un épisode de morosité. Pourtant, cette évolution offre des occasions aux acteurs économiques ayant des liquidités à leur disposition – notamment les institutions canadiennes – la possibilité de combler ce vide et d’embellir ce tableau. Ne perdons pas de vue que la croissance est la cause première de ce problème de liquidités.
Le présent propos est uniquement présenté à titre d’information. Il ne se veut pas une déclaration générale ou détaillée sur un sujet particulier et aucune déclaration ni confirmation, expresse ou implicite, n’est faite à l’égard de son exactitude, de son opportunité ou de son intégralité. Ce propos ne vise pas à fournir de conseils de nature financière, juridique, comptable ou fiscale et ne devrait pas servir à cette fin. EDC et l’auteur se dégagent de toute responsabilité à l’égard des pertes ou des dommages attribuables à l’utilisation des renseignements qui y sont énoncés ou encore à leur inexactitude ou aux erreurs ou aux omissions qu’ils peuvent contenir.

par Peter G. Hall, vice-président et économiste en chef EDC

Accrochez-vous bien. Les marchés des capitaux subissent une transformation inédite dans l’histoire de l’économie mondiale. Depuis près de cinq ans, les places financières internationales sont submergées de liquidités, d’une véritable marée de dollars, mais le vent est en train de tourner. En effet, d’ici la fin de 2014, le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale américaine (la Fed) devrait sans doute cesser d’injecter des fonds dans le cadre de sa politique d’assouplissement quantitatif. Dès l’an prochain, la Fed entamerait même un cycle de resserrement de cette politique. Vu l’accélération de l’économie américaine en 2015, la banque centrale n’aura d’autres choix que de relever les taux d’intérêt – et cette mesure aura des conséquences planétaires.

Les États-Unis n’ont pas cavalier seul. La Banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont aussi emboîté le pas en gonflant massivement leur bilan, mais elles choisissent aujourd’hui de renoncer à la politique de détente monétaire ou de la maintenir à son niveau actuel. Seule la Banque du Japon devrait augmenter les mesures de relance au cours des prochaines années dans sa quête déterminée à juguler une fois pour toutes la déflation.

Nous découvrons à peine les répercussions de l’injection de billions de dollars dans l’économie, notamment la formation de bulles d’actifs. La suppression de ce pactole de l’économie mondiale pourrait bien s’accompagner de conséquences imprévues, et à vrai dire, nous ignorons quel sera le résultat d’une telle opération.

La politique d’assouplissement quantitatif a joué un rôle absolument vital puisqu’elle est venue à la rescousse d’un système financier en passe de s’effondrer. Pour en assurer le déploiement, les gouvernements des nations les plus riches ont fait montre en 2009 d’une extraordinaire cohésion. Ainsi, les pays du G7 ont convenu de lancer de vastes programmes de relance budgétaire totalisant près de 3 % du PIB alors que les banques centrales abaissaient à l’unisson les taux d’intérêt – véritable démonstration de l’action orchestrée des grandes économies. Face à ce recul d’une ampleur exceptionnelle, les taux d’intérêt sont devenus presque nuls dans un contexte de contraction alarmante du crédit et de progression soutenue du chômage.

Dans un geste sans précédent, la Fed a adopté une posture monétaire étonnante. Devant l’impossibilité de cibler à nouveau des taux d’intérêt déjà quasi nuls, la Fed a annoncé qu’elle injecterait d’immenses liquidités dans le système financier en rachetant un grand nombre d’obligations publiques et d’autres titres de placement bien cotés contre des espèces. Outre son effet stimulant sur la croissance du crédit et son impact réducteur sur les coûts d’emprunt à long terme, cette annonce est venue stabiliser un système bancaire alors submergé de liquidités.

Pourtant, une partie de cet excédent de liquidités a pris la direction d’autres catégories d’actifs comme les titres boursiers, les cours des produits de base, les obligations et les devises des marchés émergents. Il en a résulté un rééquilibrage des portefeuilles, les investisseurs délaissant les bons du Trésor et les obligations à faible rendement pour des catégories d’actifs plus risqués. Dans la foulée de l’ascension des titres boursiers, des cours des produits de base et des devises ainsi que de la chute des primes de risque, nombre d’institutions bancaires et de banques centrales sur les marchés émergents se sont habituées à du crédit bon marché en dollars américains. Cette situation a radicalement changé le 22 mai 2013, soit au moment de l’annonce par la Fed que l’amélioration de la conjoncture économique autoriserait une réduction de ses achats mensuels d’obligations dans le cadre de ce qu’il est convenu d’appeler le cycle AQ3 de tels achats. La triste vérité est que le resserrement quantitatif venait à peine de commencer.

Pourquoi la Fed poursuit-elle le resserrement de sa politique monétaire? Tout simplement parce que la croissance est en rapide progression, et que les entreprises tout comme les consommateurs auront besoin de liquidités pour participer au nouveau cycle de croissance. Si les billions de dollars en liquidités détenus par les banques dans leur bilan regagnent l’économie réelle à l’issue d’une poussée du crédit bancaire, l’inflation risque de se mettre de la partie. Or, les banques centrales sont déterminées à éviter ce scénario. Voilà pourquoi elles doivent veiller au retrait ordonné de ces liquidités, au gré de l’amélioration des perspectives économiques. Est-ce que la Fed y parviendra? L’avenir nous le dira. Chose certaine, les marchés prennent déjà en compte les effets attendus d’une telle conjoncture.

Conclusion? Au mépris du danger, nous avançons vers l’inconnu. À bien des égards, nous avons parcouru une bonne partie du chemin – qui devient sans doute de plus en plus familier. À mesure que le marché s’adapte au retrait de l’assouplissement quantitatif, il ne faut pas perdre de vue que la croissance agit comme l’élément déclencheur de ce processus. Il y a donc de fortes chances que l’instabilité sera le « désagrément fâcheux mais nécessaire » du prochain cycle.

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